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Vue sur le quartier Le tonkin et du Groupe Scolaire Louis Armand à Villeurbanne au printemps 2020.

Société

18 millions d'euros pour rafraîchir les écoles de Villeurbanne

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureVilleurbannea.s.serov, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons

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Une ombrière de 45 m² en acier galvanisé vient de sortir de terre dans la cour de l'école Alice-Ball, à Cusset. Rien d'esthétique là-dedans, juste une réponse concrète à un problème devenu récurrent : la chaleur qui s'accumule dans les cours bitumées dès le mois de juin. Cet été, Villeurbanne engage 18,16 millions d'euros dans la rénovation, la restructuration et l'extension de ses groupes scolaires, auxquels s'ajoute 1,37 million dédié à l'entretien courant des écoles et du centre de plein air de Chamagnieu.

Le chantier le plus visible se joue aux Gratte-Ciel, où le groupe scolaire Jacques-Prévert doit devenir un pôle éducatif de 18 classes, avec restaurant scolaire, bibliothèque et logement de fonction. Budget total du projet : 19 millions d'euros, dont 7 inscrits pour 2026. La cour, elle, sera pensée comme un îlot de fraîcheur, avec des sols perméables et la préservation des arbres classés du site.

À l'école René-Descartes, 150 000 euros ont été mobilisés pour remplacer les menuiseries à simple vitrage du restaurant scolaire par des équipements en bois à vitrages réfléchissants et stores motorisés, complétés par des brasseurs d'air. À Lazare-Goujon, place à l'accessibilité : ascenseurs, rampes et reprises de pentes doivent permettre aux élèves à mobilité réduite de circuler dans l'ensemble des bâtiments. Un nouveau relais petite enfance sort par ailleurs de terre à Cusset, pour une livraison complète attendue fin 2027.

L'ensemble s'inscrit dans un « plan canicule » municipal doté de 1,25 million d'euros, qui doit équiper les écoles les plus exposées de brasseurs d'air, volets roulants, ombrières et films solaires. Un effort qui fait écho à une problématique nationale : en juin dernier, une vague de chaleur comparable par son intensité à celle d'août 2003 a poussé plusieurs villes, dont Tours, à fermer temporairement leurs écoles. Les syndicats enseignants, comme le SNUipp-FSU, rappellent régulièrement qu'aucun texte réglementaire ne fixe de seuil de température au-delà duquel les classes doivent être suspendues, laissant chaque collectivité gérer au cas par cas la question du bâti scolaire.

À Villeurbanne, la stratégie mise sur le temps long : matériaux biosourcés, maîtrise des apports solaires, préservation du patrimoine architectural existant. Reste à mesurer, à la rentrée, si ces premiers aménagements suffisent à faire baisser réellement le thermomètre dans les cours et les salles de classe lors des prochains pics de chaleur.

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