Passage Lyonnais
École Joannès-Masset (Lyon).
Benoît Prieur, CC0 · Wikimedia Commons

Société

67 enfants ukrainiens suivent désormais leurs cours du samedi à l'école Joannes Masset à Lyon

Depuis le 19 septembre, 67 enfants suivent chaque samedi des cours en ukrainien à l'école Joannes Masset, à Lyon.

Par Rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureVaiseLyon

Chaque samedi depuis le 19 septembre, le portail de l'école primaire Joannes Masset, dans le 9e arrondissement, s'ouvre à une autre scolarité. De 9 heures à 15 heures, 67 enfants s'y répartissent par groupes d'âge pour suivre, en ukrainien, le programme qu'ils auraient eu s'ils étaient restés dans leur pays : littérature, histoire, géographie, musique. Une parenthèse hebdomadaire pensée pour entretenir la langue et la culture, en complément de leur scolarité ordinaire en français.

L'école ukrainienne Saint-Nicolas, qui porte le projet, existe en réalité depuis 2015, bien avant l'invasion russe de février 2022, rappelle Lyon Capitale. Mais elle a longtemps fonctionné sans local stable. L'installation dans les murs de Joannes Masset, grâce à un accord entre la Ville de Lyon et le Consulat général d'Ukraine, lui offre pour la première fois un cadre fixe. L'établissement est certifié par l'État ukrainien et délivre des attestations de scolarité reconnues.

Cette ouverture s'ajoute à une série de gestes de la municipalité envers la communauté ukrainienne de Lyon. La ville a récemment reçu une délégation de Lviv à l'hôtel de ville et est devenue, fin septembre, la première grande ville française à rejoindre la campagne « Ensemble, sauvons les otages ukrainiens », en parrainant deux civils détenus, Yana Souvorova et Oleksandre Zaporojets.

Au niveau national, ce type d'initiative s'inscrit dans un accueil qui reste substantiel près de quatre ans après le début de la guerre : environ 50 000 personnes bénéficiaient encore du statut de protection temporaire en France en décembre 2025, un dispositif que le Conseil de l'Union européenne a prolongé jusqu'au 4 mars 2028. À Paris, une école du samedi comparable, installée au centre culturel Volodymyr-Volkoff, accueille près de 400 enfants par an, signe que ces structures se consolident à mesure que l'exil s'installe dans la durée plutôt que de se résorber.

À Lyon, la directrice de l'école, Valentyna Cellier, et le maire du 9e arrondissement, Emmanuel Giraud, ont participé à l'inauguration aux côtés du maire Grégory Doucet. Le consul général d'Ukraine à Lyon a salué, selon Lyon Capitale, une continuité éducative désormais « stable et sécurisée » pour les familles installées dans la métropole.

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