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Au musée des Confluences, une saison entière consacrée aux animaux du cinéma

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureConfluenceLyonRomainbehar, CC0 — Wikimedia Commons
ÉvénementMusée des Confluences, LyonVoir l'agenda →

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Un singe qui prend le pouvoir, un cochon aviateur, un renard qui traverse l'écran en criant famine : depuis Kirikou jusqu'au Règne animal, le bestiaire du grand écran s'installe pour toute la saison 2026-2027 au musée des Confluences. Le nouveau cycle, baptisé CinémAnimaux, propose une dizaine de séances commentées, réparties entre le musée lui-même et le cinéma Comœdia, dans le 7e arrondissement, jusqu'en mai 2027.

Le principe, déjà rodé par le musée avec ses "Ciné-Science", consiste à faire précéder ou suivre la projection d'un éclairage donné par un intervenant, chercheur ou spécialiste, sur ce que le film raconte réellement de la relation entre l'humain et l'animal. Le coup d'envoi est donné le 23 octobre avec Kirikou et les bêtes sauvages, suivi cinq jours plus tard d'une séance jumelle au Comœdia autour de Kirikou et la sorcière. Viendront ensuite Les Enfants loups, Ame et Yuki et Le Règne animal en novembre, puis Pompoko, Nous, les chiens, Procès du chien, Porco Rosso et Titina au fil de l'hiver et du printemps, avant une nocturne de clôture le 6 mai 2027.

L'animal comme miroir tendu à l'espèce humaine, l'idée n'est pas neuve pour une institution qui consacre une part de ses collections à l'histoire naturelle et aux sciences de la Terre. Le musée des Confluences a accueilli 699 387 visiteurs en 2025, un chiffre stable par rapport aux 708 965 de l'année précédente, selon les données publiées par l'établissement. Un visiteur sur deux découvrait le lieu pour la première fois, et près de 30 000 personnes y effectuaient leur toute première visite de musée, un public que la programmation cinéma, plus accessible qu'une exposition scientifique, cherche visiblement à fidéliser.

Cette politique de démocratisation culturelle n'a jamais fait taire les critiques sur le coût du bâtiment lui-même. Conçu par le cabinet autrichien Coop Himmelb(l)au, le musée a accumulé six ans de retard et un dépassement budgétaire estimé à 289 millions d'euros par rapport à l'enveloppe initiale, selon une analyse de la Fondation IFRAP consacrée aux finances publiques locales. Des associations de contribuables continuent de pointer un coût de fonctionnement annuel élevé, en partie couvert par la collectivité. Ces polémiques, nées avec l'ouverture du musée fin 2014, n'ont pas empêché l'établissement de devenir l'un des équipements culturels les plus fréquentés de la métropole.

Reste à savoir quel accueil recevra un cycle qui mêle nostalgie d'animation japonaise et cinéma d'auteur plus exigeant, comme Le Règne animal de Thomas Cailley. La billetterie et les tarifs des séances au Comœdia seront précisés à l'approche de chaque date, le musée fonctionnant en partenariat avec la salle d'art et d'essai du 7e arrondissement pour cette programmation partagée.

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