Passage Lyonnais
Façade du cinéma Le Zola, cours Émile-Zola à Villeurbanne, avec son fronton crème et rouge brique et ses affiches de films sous l'auvent
Chabe01, CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Culture

Scène indé · Au Zola, cours Émile-Zola, une salle de 243 places que des bénévoles font tenir depuis 1980

Mono-écran de 243 places géré depuis 1980 par une association, Le Zola voit la Région retirer son soutien à son festival du film court, selon son communiqué.

Par Rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureVilleurbanne

Une façade crème barrée d'un bandeau rouge brique, une enseigne « le zola cinéma » et, au 117 cours Émile-Zola, une seule salle. Le Zola est un mono-écran de 243 places, classé Art et Essai, que le site de l'association décrit comme un cinéma de quartier à programmation indépendante. Quand les multiplexes alignent des dizaines de salles, lui en a une.

Le bâtiment est bien plus ancien que l'association. Selon la page de l'association sur lezola.com, le cinéma naît dans les années 1920 sous le nom de « Family ». Depuis, la salle est gérée par l'Association Pour Le Cinéma (APLC), association loi 1901 fondée en 1980.

Une salle, trois festivals

L'APLC est administrée par un conseil d'administration et un bureau. D'après la fiche que la Ville de Lyon consacre au cinéma, ce conseil compte 15 membres et le bureau 7. Ils répondent du budget, de la programmation et des festivals. Cette même fiche évoque une soixantaine de bénévoles et 8 salariés.

Les bénévoles pilotent surtout les festivals. Selon le site du Zola, ils sont organisés en comités autour de trois rendez-vous : le Festival du film court, né en 1979 et organisé en novembre ; Ciné O'Clock, consacré aux cinémas britannique et irlandais depuis 1995 ; Les Reflets, dédié au cinéma ibérique et latino-américain depuis une quarantaine d'années. Une équipe salariée assure le travail à l'année et encadre ces festivals.

Ce que la salle raconte d'elle-même

Le Zola porte les labels Jeune Public, Recherche et Découverte, Patrimoine Répertoire et Europa Cinémas. Cela se voit à l'affiche : séances scolaires, « ciné doudous » pour les plus petits, et, comme nous l'écrivions le 17 octobre, les films jeunes publics de la Toussaint avec le Ciné Toboggan et le Ciné-Duchère.

À la caisse, ouverte 20 minutes avant la séance, des casques d'audiodescription sont prêtés aux personnes malvoyantes.

Une dépendance aux soutiens publics

Le site de l'association cite parmi ses soutiens la Ville de Villeurbanne, la Métropole de Lyon, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la DRAC, le CNC (Centre national du cinéma) et l'Union européenne. Il ne donne ni budget ni répartition : la part de subvention dans les ressources n'est donc pas établie ici.

Une fragilité, en revanche, est datée. En ce mois d'octobre 2026, la page d'accueil du Zola met en avant un communiqué intitulé « La Région Auvergne-Rhône-Alpes retire son soutien au Festival du Film Court de Villeurbanne ». Le fichier du communiqué est daté du 19 octobre 2026 ; le montant concerné et les suites ne sont pas précisés. Le festival de novembre, lui, compte parmi les trois piliers de l'association depuis 1979.

La salle est aussi pensée pour les festivaliers venus de loin comme pour les voisins du cours Émile-Zola : l'entrée se fait directement sur le trottoir, sous un auvent portant le seul mot « cinéma ».

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Sources

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