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Culture

Aux Subsistances, un automne pour révéler la relève du cirque et de la danse

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureCroix-RousseLyonRomainbehar, CC0 — Wikimedia Commons
ÉvénementLes Subsistances, 8 bis quai Saint-Vincent, LyonVoir l'agenda →

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Sur le quai Saint-Vincent, l'ancien couvent des Subsistances, devenu magasin militaire puis lieu de création artistique, prépare sa saison d'automne. Après un été marqué par le grand chantier de rénovation lancé en octobre 2025, budgété à 6,3 millions d'euros par la Ville de Lyon, l'établissement dévoile un programme resserré autour d'un fil directeur : la place des jeunes créateurs.

Le dispositif Pépites, initié en 2021 pour accompagner de jeunes artistes pluridisciplinaires dans leur professionnalisation, présentera sa nouvelle promotion le 3 décembre. Quatre d'entre eux ont déjà dévoilé les grandes lignes de leur recherche : Léna Aboukrat, ancien élève de la Villa Arson, prépare Fashow, un cabaret satirique qui détourne les codes de la télévision populaire pour interroger la résurgence des tentations fascistes. La scénographe Hằng Hằng s'intéresse aux gestes transmis aux futures manucures vietnamiennes en vue de leur insertion professionnelle en France, à la croisée de l'identité diasporique et du savoir-faire. Céleste Cherche, sortie de l'école d'art de Clermont-Ferrand, explore les effets du dérèglement climatique sur les corps, tandis que No Anger interroge, dans une forme participative, la place du secret et de la confidence.

Autre rendez-vous marquant, la Nuit du Cirque 2026, du 12 au 14 novembre, réunira sept structures lyonnaises, dont l'École de cirque de Lyon, Utopistes et la Maison de la Danse. Le chapiteau installé sur l'esplanade accueillera notamment GLÜLT, solo du clown portugais Rui Paixão, formé à l'univers de la chorégraphe Pina Bausch, et un spectacle plus intimiste mêlant marionnette et son immersif signé Victor Hollebecq et David Perreard, deux artistes formés à l'École de cirque de Lyon. La soirée du 14 se clôturera par un DJ set de DJ Fantastik, figure des dancefloors afrobeat de la scène lyonnaise.

En octobre, la compagnie Voltaïk, fondée en 2013 par le Lyonnais Christophe Gellon, célébrera les vingt ans du festival Karavel avec Malacca, une création réunissant une trentaine de danseurs du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon autour des danses urbaines. Le même mois, Mathias Forge présentera Face B, un solo chorégraphique bricolé à partir d'une cassette retrouvée chez sa mère, en entrée libre.

Ces propositions ne relèvent pas toutes du grand public immédiat : plusieurs spectacles, comme TOXXIC de Jennifer Gold et Antoine Briot, qui mêle réalité virtuelle et performance pour interroger les désirs numériques, s'adressent à un public averti, à partir de 16 ans. Reste que l'ensemble illustre la ligne assumée du lieu depuis sa reconversion en 1992 : faire cohabiter recherche exigeante et ouverture au plus grand nombre, dans un bâtiment qui a traversé quatre siècles d'usages, du couvent des Visitandines aux entrepôts militaires.

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