
Eau du Grand Lyon : les PFAS restent sous le seuil de 0,1 µg/L dans la quasi-totalité de la métropole au 3e trimestre 2026
Moyenne de 0,019 µg/L à Crépieux-Charmy pour un seuil de 0,1 ; au sud, l'usine de Ternay achève l'installation de filtres à charbon actif d'ici fin 2026.
Quarante-trois campagnes d'analyses ont été menées au troisième trimestre 2026 sur l'eau potable de la métropole de Lyon, selon le bilan publié le 19 octobre par Eau du Grand Lyon. Elles portent sur les PFAS, des composés perfluorés, et sur le TFA, le plus petit d'entre eux.
Un double contrôle
Les mesures viennent de deux sources : l'autosurveillance d'Eau du Grand Lyon, qui produit et distribue l'eau, et le contrôle réglementaire indépendant de l'Agence régionale de santé (ARS). Elles couvrent 7 secteurs, chacun correspondant à une ressource en eau différente.
Le seuil réglementaire, fixé par le code de la santé publique, est de 0,1 microgramme par litre (µg/L). Il s'applique à la somme de 20 PFAS dits « préoccupants ».
Crépieux-Charmy : 0,019 µg/L en moyenne
La grande majorité de la métropole est alimentée par la nappe alluviale du Rhône, captée à Crépieux-Charmy. Sa moyenne est de 0,019 µg/L, bien en dessous du seuil. À Solaize, ainsi qu'à Jonage et Meyzieu, les résultats sont inférieurs au seuil minimal de détection : la valeur retenue est fixée à 0.
À Marcy-l'Étoile, la moyenne atteint 0,085 µg/L sur 46 mesures réalisées depuis janvier 2025. Ce niveau reste sous la limite. Une interconnexion avec le réseau métropolitain issu de Crépieux-Charmy, en service depuis juin 2024, dilue l'eau distribuée.
Ternay : des filtres à charbon actif
Givors, Grigny, Solaize et le quartier de Privas, à Charly, sont alimentés depuis l'usine Rhône-Sud de Ternay. Le syndicat mixte qui l'exploite y installe des filtres à charbon actif, dont certains sont déjà en place. Les travaux se poursuivent sur toute l'année 2026. Eau du Grand Lyon indique que cette solution doit permettre de respecter le seuil de 0,1 µg/L d'ici fin 2026. Pour Givors, Grigny et Solaize, l'eau est redevenue conforme début 2026, après la pose de nouveaux filtres.
TFA : pas de norme, une valeur de référence
Le TFA n'est pas réglementé en France et ne figure pas parmi les 20 PFAS surveillés. L'Anses et l'Organisation mondiale de la santé mènent des études pour préciser ses risques et proposer des valeurs sanitaires. En attendant, la France retient les mesures de gestion allemandes : une valeur sanitaire de 60 µg/L, avec l'objectif d'une trajectoire de réduction vers moins de 10 µg/L.
Eau du Grand Lyon surveille systématiquement le TFA depuis l'été 2024. Elle observe une stagnation des concentrations sur les trois derniers trimestres. Le bilan publié ne donne pas, dans son texte, les valeurs chiffrées par secteur, présentées sous forme de graphiques.
Les résultats par commune sont consultables sur le site d'Eau du Grand Lyon, à la rubrique « qualité de mon eau ».
Sources
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