Écoles, gymnases, musées : l'été des grands chantiers lyonnais
Pendant que les Lyonnais désertent la ville pour les vacances, des dizaines de chantiers tournent à plein régime dans les bâtiments municipaux. La Ville de Lyon recense 28 grands chantiers de plus d'un million d'euros en cours cet été, et plus de 150 opérations de rénovation au total, selon un bilan publié le 16 juillet par la mairie.
Deux projets structurent la transformation du quartier de Mermoz Sud, dans le 8e arrondissement. Le futur pôle sportif, social et culturel doit réunir sous un même toit salle de spectacle, gymnase, dojo et salle de danse, pour un budget de 13,9 millions d'euros cofinancé par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), avec une livraison attendue au troisième trimestre 2027. À quelques mètres, le groupe scolaire Pasteur sera entièrement reconstruit pour accueillir seize classes et un restaurant scolaire, conçu comme un bâtiment à énergie positive.
Six groupes scolaires sont concernés par des opérations d'ampleur cet été : Pompidou-Mourguet dans le 3e, Jean de la Fontaine dans le 4e, Michel Servet dans le 1er, ou encore Dahlias et Daudet dans le 9e. À l'école Michel Servet, ventilation double flux, nouvelles menuiseries et brasseurs d'air doivent améliorer le confort thermique des élèves, un enjeu devenu central après plusieurs étés caniculaires. Neuf nouvelles cours dites « cours nature » ouvriront à la rentrée, végétalisées et désimperméabilisées : à l'école Audrey Hepburn, dans le 9e, plus de 600 m² d'enrobé laisseront place à un amphithéâtre extérieur et un potager.
Cet effort budgétaire s'inscrit dans un contexte de tension financière déjà pointé par la municipalité elle-même. Le maire Grégory Doucet avait justifié la hausse de la dette de la ville par l'existence d'une « dette patrimoniale » héritée des mandats précédents, les services municipaux ayant évalué à plus de 1,5 milliard d'euros les investissements nécessaires pour remettre à niveau des équipements publics jugés vétustes. Le budget d'investissement 2026 de la Ville atteint 311,2 millions d'euros, en hausse de 8,4 % sur un an, tandis que l'agence de notation DBRS Morningstar a maintenu la note AA de Lyon en soulignant un endettement jugé encore modéré.
Si la stratégie de rattrapage patrimonial fait consensus sur le principe, elle a aussi nourri les critiques de l'opposition municipale sur le niveau d'endettement de la Ville, sans que cela remette en cause, jusqu'ici, la poursuite des chantiers programmés. Reste à mesurer, à la rentrée de septembre, si les délais annoncés pour les écoles les plus attendues, comme Pompidou-Mourguet ou Jean de la Fontaine, seront tenus.
Sources
Mairie de Lyon
Travaux d'été : préparer l'avenir