Passage Lyonnais

L'actualité de Lyon et de la métropole

Groupama Stadium

Sport

Europa League : l'OL retrouve Pierre Sage, la note salée d'une Ligue des champions manquée

Par rédaction Passage Lyonnais3 min de lectureDécines-CharpieuZakarie Faibis, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons

Partager

Vendredi 28 août, en fin de matinée, les boules numérotées de l'Olympique Lyonnais sont tombées calmement dans les urnes du Grimaldi Forum, à Monaco. Quarante-huit heures plus tôt, dans les travées du Groupama Stadium, c'était un tout autre spectacle qui s'était joué : horions entre joueurs, provocations du milieu turc Mattéo Guendouzi envers le public lyonnais, tribunes en ébullition après l'élimination de l'OL par le Fenerbahçe. Entre ces deux scènes, un seul fil rouge : la septième saison consécutive sans Ligue des champions pour le club rhodanien, qui n'a plus foulé la compétition depuis 2019-2020 et se rabat, une fois de plus, sur l'échelon continental numéro deux.

Le tirage au sort de la phase de ligue d'Europa League 2026-2027 a désigné les huit adversaires de Paulo Fonseca et de ses joueurs : à domicile, le Bayer Leverkusen, l'Union Saint-Gilloise, Crystal Palace et Lillestrøm ; à l'extérieur, la Real Sociedad, Anderlecht, la Jagiellonia Białystok et Hoffenheim. Un lot jugé costaud, mais sans les cadors italiens, Juventus et AC Milan, que le sort a épargnés à Lyon. Ironie du calendrier, en recevant Crystal Palace, les Lyonnais retrouveront Pierre Sage, l'entraîneur qui avait relancé le club en 2023 avant d'être écarté par John Textor en janvier 2025. Passé ensuite par Lens, où il a décroché la Coupe de France, le technicien de 47 ans a été nommé manager du club londonien cet été, avec un contrat courant jusqu'en 2029.

Ce que la Ligue des champions rapporte, et ce que l'Europa League ne rapportera pas

Le montant de la note se lit en chiffres. Selon la répartition publiée par l'UEFA pour la saison 2025-2026, les 36 clubs engagés en Ligue des champions se partagent une dotation garantie de 670 millions d'euros, avant même le premier point marqué, soit une moyenne proche de 18,6 millions d'euros par équipe. L'ensemble des trois piliers de la compétition, parts égales, primes de performance et valeur de marché, pèse 2,47 milliards d'euros. En Europa League, l'enveloppe correspondante retombe à 4,31 millions d'euros de prime de participation par club, pour un budget global de 565 millions, complété de 450 000 euros par victoire et 150 000 par match nul en phase de ligue. L'écart, de l'ordre de un à quatre rien que sur la dotation de départ, s'ajoute pour l'OL à un manque à gagner en droits télévisés et en attractivité que le club, engagé dans une restructuration financière sous surveillance de la DNCG, ne peut pas se permettre d'ignorer.

En novembre dernier, Eagle Football Group, la maison mère du club, avait publié un déficit net de 201,2 millions d'euros pour l'exercice 2024-2025 et une dette totale de 517,9 millions. Depuis, l'actionnaire américain a lancé un processus de vente, annoncé en avril, et John Textor a cédé la présidence du club à Michele Kang le 30 juin. L'OL reste soumis à un encadrement strict de ses recrutements par le gendarme financier du football français, qui avait un temps envisagé une rétrogradation administrative du club.

Un vestiaire sous tension, un standard à tenir

Sur le terrain, l'OL aborde cette campagne avec un totem à défendre : la saison passée, l'équipe avait terminé première de la phase de ligue d'Europa League, à égalité de points avec Aston Villa mais avec une meilleure différence de buts, avant de filer directement en huitièmes de finale sans passer par les barrages. Reproduire un tel parcours face à un groupe qui inclut le Bayer Leverkusen, habitué des joutes européennes, et une Real Sociedad solide en Liga, s'annonce nettement plus disputé.

Le climat, lui, reste électrique. Au lendemain de la défaite contre Fenerbahçe, racontée dans nos colonnes avant même le coup d'envoi, l'UEFA a fait savoir qu'elle envisageait d'ouvrir une procédure disciplinaire visant les débordements survenus après le coup de sifflet final, avec un risque d'amende, voire de fermeture partielle de tribune, pour les deux clubs. Mattéo Guendouzi, auteur de plusieurs gestes de provocation, est particulièrement visé. Dans les tribunes, le groupe de supporters Bad Gones a affiché des banderoles de soutien à Paulo Fonseca, tandis que d'autres franges du kop réclamaient déjà des départs dans un effectif pourtant renforcé l'été dernier par neuf recrues, arrivées après la qualification arrachée face au Sparta Prague. Aucune opposition organisée ne s'est en revanche exprimée publiquement contre le principe même de cette campagne européenne, seule échéance continentale qui reste à portée du club cette saison.

La phase de ligue débute les 16 et 17 septembre, pour huit journées qui s'étaleront jusqu'au 28 janvier 2027. La finale se jouera le 26 mai 2027 au Waldstadion de Francfort.

Partager

Newsletter

L'essentiel de la semaine lyonnaise, chaque dimanche matin.

La sélection des articles publiés cette semaine sur Passage Lyonnais, livrée directement dans votre boîte mail.

  • Gratuit
  • Sans publicité
  • Un envoi par semaine

Vous recevrez un email de confirmation. Désabonnement en un clic depuis le pied de chaque newsletter.