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Économie

Fête des Lumières : Lyon cherche ses restaurateurs ambulants pour l'édition 2026

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lecturePresqu'îleLyonChabe01, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons

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Quatre soirs, deux millions de visiteurs, et un espace pensé pour les nourrir sans les faire fuir vers les cafés voisins. La Ville de Lyon vient de lancer, ce 3 août, un marché public pour sélectionner les restaurateurs ambulants qui tiendront l'espace de convivialité de la Fête des Lumières 2026, du samedi 5 au mardi 8 décembre. Les dossiers doivent être déposés avant le 14 septembre à midi sur la plateforme de marchés publics de la mairie.

L'histoire de la Fête remonte à 1852, quand les Lyonnais posaient des lumignons à leurs fenêtres le soir du 8 décembre en hommage à la Vierge. Depuis, l'événement gratuit s'est mué en vitrine internationale de création lumière, avec 23 œuvres réparties dans une vingtaine de lieux lors de la dernière édition, contre 32 l'année précédente. Le budget 2025 avait d'ailleurs reculé de 400 000 euros, à 3,4 millions, la Métropole suspendant symboliquement sa subvention et la Ville réduisant la sienne de 800 000 euros, un manque en partie compensé par des partenaires privés.

Côté restauration, l'édition 2025 avait installé neuf emplacements de vente ambulante autour de la statue équestre place Bellecour: quatre grands conteneurs équipés de tables, prises électriques et bacs à biodéchets, deux petits modules, trois tricycles ou caravanes sans moteur, plus un espace de restauration et un coin détente pour le public. Les véhicules à moteur restent interdits dans le périmètre de sécurité de la Fête, ce qui exclut de fait les camions traditionnels. La gestion opérationnelle de cet espace est confiée à un prestataire extérieur, Café Cousu, société lyonnaise choisie sur appel d'offres, qui devient l'interlocuteur des vendeurs retenus.

Cette organisation ne fait pas l'unanimité. L'an dernier, l'Umih, syndicat des hôteliers et restaurateurs, avait quitté les discussions avec la Ville, dénonçant un dispositif qui "détourne une partie de la fréquentation et des dépenses des établissements qui vivent et investissent ici toute l'année". Le syndicat estimait que ces stands bénéficiaient d'une visibilité exceptionnelle sans les mêmes contraintes que les commerces installés à l'année, certains restaurateurs évoquant jusqu'à 30% de perte de chiffre d'affaires malgré l'afflux de touristes. La Ville rétorquait que les vendeurs sélectionnés viennent des arrondissements voisins et que les hôtels lyonnais affichaient un taux d'occupation de 76,8% durant les quatre soirées.

La question de qui profite vraiment de la manne touristique de décembre reste donc ouverte, à quelques mois d'une édition qui devra composer avec un budget toujours contraint.

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