Grève nationale : cantines et garderies perturbées dans une quinzaine d'écoles lyonnaises
Mouvement social dans les écoles : l'impact reste limité mais ciblé
Un mouvement de grève national touche ce vendredi 19 juin les services périscolaires de la Ville de Lyon. Restaurants scolaires, garderies du matin et accueils du soir (les « PEPS ») sont concernés dans plusieurs établissements, où les agents territoriaux -- ATSEM, animateurs et personnels de restauration -- ont rejoint le mot d'ordre national.
Au total, une quinzaine de groupes scolaires sur les quelque 230 recensés par la mairie sont affectés à des degrés divers, soit un taux de perturbation d'environ 6 %. La grande majorité des restaurants scolaires lyonnais restent ouverts et les accueils périscolaires se déroulent normalement dans presque toutes les écoles.
Les 7e et 8e arrondissements les plus touchés
Les perturbations les plus significatives se concentrent dans les 7e et 8e arrondissements. Dans le 7e, les restaurants scolaires des écoles Claudius Berthelier (maternelle et élémentaire) et Marc Bloch (maternelle et élémentaire) sont fermés ; les accueils du soir de l'école Claudius Berthelier le sont également. L'école Julie-Victoire Daubié élémentaire propose un pique-nique froid fourni par les parents.
Dans le 8e arrondissement, la situation est plus tendue : les restaurants de Marie Bordas (maternelle et élémentaire) sont fermés, tandis que quatre autres groupes scolaires -- Alain Fournier, Charles Péguy, Simone Signoret (maternelle et élémentaire) -- doivent recourir au pique-nique froid apporté par les familles. Les accueils du soir de l'école Charles Péguy sont également supprimés.
Dans le 3e arrondissement, deux établissements sont concernés à la marge : le restaurant de Gabriel Nové-Josserand élémentaire est fermé, et Nicolas de Condorcet élémentaire passe également au pique-nique.
Un mouvement national qui interpelle la gestion municipale
Ce type de mouvement met en lumière la situation des personnels communaux affectés aux services scolaires. Les ATSEM, animateurs et agents de restauration relèvent de la fonction publique territoriale et voient leurs revendications -- revalorisation salariale, conditions de travail, effectifs -- régulièrement portées par des organisations comme la CGT Services publics ou la CFDT, qui ont déposé plusieurs préavis de grève tout au long de l'année 2026 pour ce secteur.
La Ville de Lyon, qui gère en régie directe l'ensemble de ses 230 restaurants scolaires -- un choix de service public revendiqué par la municipalité Grégory Doucet --, est directement exposée à ces arrêts de travail. Chaque fermeture de cantine contraint les familles à s'organiser en urgence, en particulier pour les parents aux horaires contraints qui n'ont pas la possibilité de récupérer leur enfant à midi.
La mairie a publié dès le matin une liste école par école sur son site officiel, permettant aux familles de vérifier en temps réel la situation de l'établissement de leurs enfants. Les cours, eux, ne sont pas affectés par ce mouvement : seuls les services périscolaires communaux sont concernés, les enseignants relevant de l'Éducation nationale.