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JO d'hiver 2030 : Lyon officiellement dans la course avec la Halle Tony Garnier

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureGerlandLyonPhoto by Matthieu Pétiard on Unsplash

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Le Comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver Alpes 2030 (Cojop) a dévoilé, lundi 29 juin à Charbonnières-les-Bains, la carte définitive des sites de compétition. La métropole de Lyon y figure en bonne place avec un pôle glace réparti sur trois lieux : la Halle Tony Garnier accueillera le patinage artistique et le short-track, la LDLC Arena de Décines-Charpieu le hockey sur glace masculin et féminin, et Eurexpo à Chassieu le curling ainsi que les épreuves paralympiques de para-hockey et paracurling.

Pour le maire de Lyon Grégory Doucet, à l'origine de la candidature de la Halle Tony Garnier, ce choix relève "de la raison" : "Utiliser l'existant, c'est la garantie d'une bonne gestion financière avec des économies importantes", a-t-il déclaré. Même satisfaction du côté de la présidente de la Métropole, Véronique Sarselli, qui assure que la collectivité "ne sera pas seulement au rendez-vous des Jeux" mais "l'un des moteurs". Les patinoires Charlemagne et Baraban serviront quant à elles de sites d'entraînement aux délégations.

Edgar Grospiron, président du Cojop, a salué des Jeux "compacts", avec un maximum de trois heures de trajet entre les sites, une organisation appuyée sur des infrastructures existantes. Faute d'anneau de vitesse longue piste homologué en France, cette discipline sera délocalisée au Thialf d'Heerenveen, aux Pays-Bas. Restent à trancher l'implantation du village olympique, qui accueillera 1 650 athlètes, entre Bron et Décines, ainsi que le lieu de la cérémonie d'ouverture, pour laquelle le Groupama Stadium est pressenti. Les JO se dérouleront du 1er au 17 février 2030, les Jeux paralympiques du 1er au 10 mars.

Le dossier n'échappe cependant pas aux critiques. Selon les dernières estimations relayées par plusieurs médias régionaux, le budget d'organisation validé atteint 2,132 milliards d'euros, quand l'Inspection générale des finances évoque un coût réel proche de 2,4 milliards, avec un déficit prévisionnel de 850 à 900 millions d'euros à couvrir par les pouvoirs publics. Des associations environnementales dénoncent par ailleurs un projet mené sans consultation citoyenne et s'interrogent sur l'utilité à long terme d'équipements construits ou rénovés dans un contexte de recul de l'enneigement, notamment sur les sites alpins du projet. Le comité d'organisation a également traversé une période de turbulences internes, avec plusieurs démissions à des postes de direction ces derniers mois. À Lyon, l'option retenue, s'appuyer presque exclusivement sur des salles déjà existantes, vise justement à limiter ce type d'écueil budgétaire et écologique.

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