La Métropole de Lyon cherche des bénévoles pour patrouiller dans ses espaces naturels
Le week-end, dans le vallon de l'Yzeron ou sur le plateau des Grandes Terres, des binômes en gilet coloré arpentent les sentiers depuis 2024. Ce sont les éco-gardes bénévoles, un dispositif expérimenté par la Métropole de Lyon avec l'association aujourd'hui baptisée Éco-garde Rhône, qui recrute à nouveau cet été.
Leur rôle n'est pas de verbaliser mais de sensibiliser : rappeler aux promeneurs, cyclistes et cavaliers les règles de base pour préserver la faune et la flore de ces espaces naturels sensibles (ENS), un statut de protection qui permet à la collectivité d'acheter et d'aménager des terrains menacés par l'urbanisation. Les tournées durent quatre heures, en binôme, avec un véhicule et un point de rendez-vous mis à disposition par la Métropole.
Lancée en 2024 sur cinq sites, l'expérimentation, portée alors par les Brigades Nature du Rhône, avait ciblé le Vallon de l'Yzeron, les Hautes-Barolles, les Grandes Terres, le Grand Biézin et le ruisseau du Vallon des Échets. Le dispositif s'étend désormais à treize ENS sur le territoire métropolitain, qui en compte au total dix-neuf, dont quinze gérés directement par les collectivités, selon la Métropole de Lyon. Ces espaces représentent plus de mille kilomètres de sentiers ouverts au public, avec une centaine de balades accompagnées proposées chaque année.
À Feyzin, l'ENS des Grandes Terres à lui seul s'étend sur plus de 400 hectares de plateau agricole et boisé, régulièrement fréquenté par des promeneurs et parfois par des pratiques plus problématiques, motos ou dépôts sauvages, que la présence d'éco-gardes vise justement à limiter par le dialogue plutôt que par la sanction.
L'association Éco-garde Rhône, qui coordonne désormais le réseau, cherche à élargir son vivier de volontaires pour couvrir davantage de week-ends et de sites. Une réunion d'information est programmée en septembre pour présenter précisément les missions aux candidats. Les inscriptions se font par simple courriel auprès de l'association, qui doit ensuite organiser la formation et l'affectation des nouveaux bénévoles sur les différents territoires.
Aucune rémunération n'est prévue : l'engagement repose sur le volontariat, dans la lignée d'autres dispositifs de sciences participatives et de surveillance citoyenne développés ces dernières années autour des espaces verts de l'agglomération. Reste à voir combien de nouveaux visages rejoindront les patrouilles à la rentrée, alors que la fréquentation des ENS continue de croître avec les beaux jours.
Sources
Ville de Francheville
Devenez éco-garde bénévole dans les espaces naturels sensibles