
La Métropole de Lyon installe des silos de tri des déchets au parc de Parilly et à Lacroix-Laval
Silos de tri installés à Parilly et Lacroix-Laval : la loi Agec impose depuis 2025 le tri des emballages dans l'espace public.
Verre d'un côté, emballages et papiers de l'autre, le reste dans un troisième bac : depuis le 18 septembre, le tri s'organise aux entrées du parc de Parilly, à cheval sur Bron et Vénissieux, ainsi qu'au Domaine de Lacroix-Laval. La Métropole de Lyon y a fait installer des silos de deux mètres cubes, financés avec l'éco-organisme Citeo, pour capter les déchets jetés par les promeneurs, joggeurs et pique-niqueurs.
À Parilly, les silos ont pris place sur les parkings, aux entrées du parc ; des modèles plus petits, d'un mètre cube, doivent suivre à l'intérieur. À Lacroix-Laval, des corbeilles à double flux, l'une pour les emballages, l'autre pour le reste, complètent le dispositif à plusieurs endroits stratégiques. Une signalétique dédiée accompagne le déploiement, et des opérations de médiation sur place ont démarré le 21 septembre pour expliquer aux usagers comment trier.
Cette mise à niveau n'est pas un caprice local : elle découle de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (Agec), dont l'article 72 impose depuis le 1er janvier 2025 à toutes les communes de proposer le tri sélectif des emballages partout où le public en jette, parcs compris. Le décret d'application prévoit une amende administrative pouvant atteindre 15 000 euros en cas de manquement. L'enjeu national est loin d'être anecdotique : Citeo évalue à 40 % la part d'emballages dans les poubelles de l'espace public, des déchets jusqu'ici envoyés à l'incinération ou à l'enfouissement faute de filière adaptée, alors que l'objectif fixé par la loi est de récupérer 400 000 tonnes d'emballages dits « hors foyer » chaque année en France.
Parilly et Lacroix-Laval ne sont pas un coup d'essai pour la collectivité. L'équipement des deux parcs prolonge une expérimentation menée sur les quais de Saône, dans les 1er et 2e arrondissements de Lyon, où plus de 80 % des personnes interrogées en juillet 2023 s'étaient dites satisfaites de l'amélioration de la propreté. Fort de ce résultat, le Grand Lyon a signé avec Citeo une convention de trois ans, dotée de 15 millions d'euros, pour étendre la lutte contre les déchets abandonnés à l'ensemble du territoire métropolitain. Les deux parcs métropolitains constituent une nouvelle étape de ce programme, qui doit encore gagner d'autres sites dans les mois à venir.


