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Vaporetto assurant la navette fluviale Navigône le jour de l'inauguration, à proximité de la station Vaise-Industrie

Société

Le Canut et la Soyeuse entrent en scène : le Navigône passe à la vitesse supérieure

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureLyonGarisse Soudan, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons

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Un an sur la Saône, et déjà une vitesse supérieure

La navette fluviale Navigône fête ce jeudi son premier anniversaire avec un cadeau de taille : deux nouveaux bateaux 100 % électriques rejoignent la flotte dès samedi 20 juin. Baptisés le Canut et la Soyeuse, en hommage aux ouvriers et ouvrières de la soie lyonnaise, ils viennent épauler le Gone et la Fenotte, entrés en service en novembre 2025. La flotte est désormais au complet, et la ligne fluviale du réseau TCL peut enfin fonctionner à plein régime.

200 000 voyages en douze mois

Le bilan de la première année est plus qu'encourageant : près de 200 000 voyages ont été effectués depuis le lancement officiel le 18 juin 2025, selon les chiffres de la Métropole de Lyon. La ligne relie Vaise-Industrie au quartier de Confluence en 37 minutes sur 6,2 kilomètres de Saône, avec quatre haltes désormais toutes opérationnelles dans leur configuration définitive. La halte Saint-Vincent, dernière ouverte, remplace le ponton provisoire installé aux Subsistances.

Des départs toutes les 15 minutes aux heures de pointe

Principal changement ressenti par les usagers : la fréquence. Jusqu'ici plafonnée à un départ toutes les 30 minutes, la ligne passe à 15 minutes en heures de pointe en semaine. Le Navigône circulera dorénavant de 7h à 21h30, du lundi au vendredi, avec des départs toutes les demi-heures en heures creuses. La halte Confluence reste, elle, réservée aux mercredis, week-ends, jours fériés et vacances scolaires.

Chaque navette peut accueillir jusqu'à 90 passagers et 6 vélos, pour une longueur de 24 mètres. Profilés en catamaran, les bateaux ont été conçus pour minimiser le bruit et le batillage, ce phénomène de vagues provoqué par le passage des embarcations, identifié comme un facteur de dégradation des berges et de la biodiversité aquatique de la Saône. La recharge se fait la nuit, en 9 heures, dans la darse de Confluence.

L'art à la lyonnaise sur les toits

Comme pour leurs prédécesseurs, c'est l'artiste lyonnaise Maïté Franchi qui a signé l'habillage de la toiture du Canut et de la Soyeuse. Ses illustrations célèbrent l'artisanat et la création locale, rendant hommage aux canuts, ces tisserands qui firent la réputation internationale de Lyon.

Un point d'ombre : l'accessibilité

Si trois des quatre haltes sont désormais équipées pour accueillir les personnes à mobilité réduite, grâce à un système de planchon pour l'embarquement, la halte Saint-Vincent demeure inaccessible. La configuration du site ne permet pas l'aménagement de la rampe reliant le quai haut au quai bas, une limite que Sytral Mobilités reconnaît sans avoir à ce stade de solution calendée. Un angle mort non négligeable pour une ligne qui se veut inclusive.

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