Passage Lyonnais

L'actualité de Lyon et de la métropole

Affiches violettes du Marché de la Mode Vintage collées sur une palissade de chantier, quai Saint-Antoine à Lyon

Culture

Le Marché de la Mode Vintage revient à La Sucrière les 3 et 4 octobre

Par Loris Andaloro2 min de lectureConfluenceLyonPhoto : Loris Andaloro / Passage Lyonnais
ÉvénementLa Sucrière, 49-50 quai Rambaud, Lyon 2eVoir l'agenda →

Partager

Une silhouette violette, lunettes roses et pantalon pattes d'éléphant, placardée par quatre sur une palissade du quai Saint-Antoine : le Marché de la Mode Vintage a lancé sa campagne d'affichage dans les rues de la Presqu'île. Rendez-vous est donné les samedi 3 et dimanche 4 octobre à La Sucrière, quai Rambaud, pour la 31e édition d'un salon qui s'est imposé comme l'un des plus gros rassemblements européens du genre.

Deux jours quai Rambaud

Les portes ouvriront de 10h à 19h le samedi et de 10h à 18h le dimanche, au 49-50 quai Rambaud, dans le 2e arrondissement. L'entrée est fixée à 6 euros sur place, 5 euros en prévente comme pour les 12-25 ans, et reste gratuite pour les moins de 12 ans ainsi que pour les personnes en situation de handicap. Les organisateurs attendent plus de 8 000 visiteurs sur le week-end.

Le programme dépasse largement le portant de fripes. Exposants, collectionneurs et créateurs y présentent vêtements, accessoires, décoration, mobilier, vinyles et objets de collection, des années 1950 aux années 1990 — l'affiche résume le spectre en cinq mots : mode, déco, luxe, seconde main, upcycling. S'y ajoutent des défilés, des performances dansées, des ateliers tenus par les exposants — tatouage, nail art, atelier de réparation — et des food trucks pour tenir la journée.

Le sport rétro en fil rouge

Chaque édition se choisit une entrée thématique. Celle d'octobre met à l'honneur l'esthétique sportive des années 1960 à 2000 : maillots d'époque, sneakers et accessoires emblématiques, un terrain de chasse devenu l'un des segments les plus disputés du marché de la seconde main. Le rétro gaming complète le tableau, dans la même veine d'objets que leurs propriétaires n'avaient pas prévu de voir revenir en vitrine.

Un rendez-vous né à Lyon

Le salon n'est pas un produit d'importation. Il est né à Lyon en mars 2001, à l'initiative de l'Université de la Mode, et n'a plus quitté la ville depuis, à raison de deux éditions par an — une au printemps, une à l'automne. Vingt-cinq ans plus tard, il coche toutes les cases d'un secteur devenu banal : la seconde main n'est plus une pratique de niche mais un réflexe d'achat, et le vintage un registre créatif à part entière, largement recyclé par les marques neuves elles-mêmes.

Le choix du lieu n'est pas neutre non plus. La Sucrière, ancien entrepôt sucrier reconverti en salle d'exposition, est elle-même un morceau de patrimoine industriel remis en circulation — la même logique que celle des portants qu'elle abrite le temps d'un week-end.

Pour ceux qui préfèrent chiner sans billet, les affiches, elles, resteront encore quelques semaines sur les palissades du centre-ville.

Partager

Newsletter

L'essentiel de la semaine lyonnaise, chaque dimanche matin.

La sélection des articles publiés cette semaine sur Passage Lyonnais, livrée directement dans votre boîte mail.

  • Gratuit
  • Sans publicité
  • Un envoi par semaine

Vous recevrez un email de confirmation. Désabonnement en un clic depuis le pied de chaque newsletter.