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Détecteur blanc fixé au plafond de béton gris d'une pièce
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Santé

Le monoxyde de carbone a intoxiqué 57 personnes dans le Rhône en 2025, le plus grand nombre de victimes de la région

L'ARS publie son bilan 2025 : 279 personnes intoxiquées dans la région, en baisse sur 2024, et les gestes à adopter avant la période de chauffe.

Par Rédaction Passage Lyonnais2 min de lecture

À l'heure où les chaudières se rallument, l'Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes publie son bilan 2025 des intoxications au monoxyde de carbone, un gaz invisible et inodore. Dans le Rhône, 23 épisodes ont été signalés et 57 personnes ont été intoxiquées.

Le Rhône derrière l'Isère pour les épisodes

Sur l'ensemble de la région, l'ARS a reçu 137 signalements d'épisodes, qui ont touché 279 personnes. Parmi elles, 24 ont dû être placées en caisson hyperbare, qui permet de réoxygéner l'organisme. Un décès est à déplorer.

Le Rhône compte 23 épisodes, derrière l'Isère (28) et devant la Haute-Savoie (19). Avec 57 personnes touchées, c'est le département qui en compte le plus, devant la Haute-Savoie (30) et la Savoie (29). L'Isère, elle, dénombre 28 épisodes pour 28 personnes.

Les chiffres reculent par rapport à 2024. Cette année-là, selon l'ARS, 178 épisodes avaient été déclarés, 692 personnes intoxiquées et trois décès enregistrés. L'agence ne détaille pas ce qui explique cette baisse et prévient que le risque reste présent.

Une période de chauffe à risque

Les intoxications surviennent surtout entre octobre et avril. L'ARS les relie à des appareils de chauffage ou de production d'eau chaude défectueux, mal entretenus ou mal utilisés, et à une ventilation insuffisante. Le monoxyde de carbone se forme lors d'une combustion incomplète du bois, du charbon, du gaz, du fioul ou du pétrole. Inhalé, il prend la place de l'oxygène dans le sang.

Les premiers signes sont des maux de tête, des nausées ou vomissements, une fatigue inhabituelle, des vertiges ou des malaises. Plusieurs personnes présentant ces symptômes dans un même lieu doivent faire suspecter une intoxication.

Les gestes rappelés par l'ARS

  • faire contrôler chaudières, chauffe-eau, poêles, cheminées et inserts par un professionnel qualifié avant chaque hiver ;
  • faire ramoner les conduits de fumée au moins une fois par an ;
  • aérer le logement au moins 10 minutes par jour et ne jamais obstruer les grilles d'aération ;
  • ne jamais chauffer un logement avec un brasero, un barbecue, un réchaud de camping ou une cuisinière ;
  • limiter les chauffages d'appoint à combustion à deux heures de fonctionnement continu ;
  • installer les groupes électrogènes à l'extérieur, jamais dans un garage, une cave ou un local fermé.

En cas de suspicion, l'ARS recommande, si cela ne présente pas de danger, d'ouvrir portes et fenêtres et d'arrêter les appareils à combustion, puis d'évacuer et d'appeler le 15, le 18 ou le 112. Le 114 est accessible par SMS pour les personnes sourdes ou malentendantes. Il ne faut pas retourner dans les locaux avant l'accord des services compétents.

En 2025, l'ARS a mené 83 enquêtes environnementales pour identifier les causes des intoxications et faire corriger les situations dangereuses. Elle met aussi des supports de sensibilisation à disposition des communes, des bailleurs et des gestionnaires d'établissements recevant du public.

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