
Le pôle France aviron de Miribel-Jonage rénové pour viser les prochains Jeux
3,4 millions d'euros ont permis de rénover le centre d'entraînement qui a formé 289 athlètes depuis 1987.
Sur les murs du bâtiment fraîchement livré, des visages de champions et de championnes accueillent les visiteurs. « On veut que ça infuse, pour que les athlètes sachent pourquoi ils sont là », résume Bastien Tabourier, directeur du site. Depuis sa création en 1987, ce centre du Grand Parc de Miribel-Jonage a vu passer 289 athlètes, auteurs d'une soixantaine de médailles olympiques ou mondiales.
Inaugurés vendredi 11 septembre, les nouveaux locaux ont été entièrement repensés : hangars à bateaux rénovés, vestiaires et sanitaires agrandis, plateau de musculation neuf, espace médical et salle de repos créés. Un drapeau floqué « Paris 2024 », rapporté des Jeux olympiques, trône désormais dans la salle des rameurs, sur les appareils où s'entraînent les athlètes entre deux sorties sur le lac des Eaux bleues, à quelques mètres du bâtiment.
Le chantier a coûté 3,4 millions d'euros, financé principalement par la Fédération française d'aviron. La Métropole de Lyon y a contribué à hauteur de 300 000 euros, aux côtés de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, de l'État via l'Agence nationale du sport et du Grand Parc lui-même, gestionnaire du site.
Une quinzaine d'athlètes fréquentent actuellement le centre, encadrés par deux entraîneurs, un préparateur physique et un médecin. Parmi eux, Gabin Fantino, 18 ans, arrivé cette année du club de Mandelieu-la-Napoule. Médaillé de bronze aux championnats du monde et d'Europe 2026, il poursuit en parallèle des études de médecine à Lyon. « Ce sont des conditions parfaites pour pouvoir performer, nous avons beaucoup de chance d'avoir un équipement qui nous donne du plaisir à ramer », témoigne-t-il.
Poursuivre des études ou une formation reste une condition d'admission au pôle. Certaines salles permettent aux sportifs de suivre des cours à distance sans quitter le site, une manière, selon le directeur, de « réduire les temps de déplacement » pour rester concentrés sur l'entraînement. Le bâtiment, bardé de bois, a également été conçu selon des critères environnementaux : isolation thermique renforcée et ventilation spécifique.
Pour Bastien Tabourier, cette modernisation doit répondre « aux standards de la performance internationale d'aujourd'hui mais aussi de demain ». Un objectif affiché alors que la Métropole de Lyon se positionne déjà comme terre d'accueil sportif dans la perspective des Jeux olympiques d'hiver Alpes 2030.


