
Le Rhône accueille 47 stages de docteurs juniors en médecine générale
Le Rhône accueille 47 des 301 stages de docteurs juniors ouverts dans la région, pour des consultations en autonomie supervisée, selon l'ARS.
Trois jours de consultations, une journée de cours, une journée sur le terrain : c'est le planning type des docteurs juniors en médecine générale, attendus dans la région à partir du 2 novembre 2026. L'Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes en annonce plus de 300.
Ces médecins en fin de formation effectuent une quatrième année d'internat, nouvelle dans le cursus de médecine générale. Ils peuvent établir des diagnostics, dispenser des soins et réaliser des actes de prévention, en autonomie supervisée. Chacun est tutoré par un médecin généraliste expérimenté, formé pour cela, installé dans le même cabinet ou à proximité immédiate. L'autonomie est progressive.
Une semaine en trois volets
Selon l'ARS, l'organisation hebdomadaire prévoit généralement :
- 3 jours de consultations ;
- 1 journée de formation universitaire ;
- 1 journée d'activités de santé sur le territoire, auprès d'Ehpad, de services de protection maternelle et infantile (PMI) ou de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS, qui rassemblent des professionnels de santé d'un même secteur).
301 stages, 47 dans le Rhône
L'ARS a préparé l'accueil dès l'été 2025, avec les facultés de médecine, les professionnels de santé et les élus locaux. Des réunions départementales ont servi à recruter des maîtres de stage volontaires. Elle compte 520 maîtres de stage universitaires agréés, dont plus de 83 % en zones prioritaires ou complémentaires pour l'accès aux soins.
Les 301 stages sont répartis dans les 12 départements de la région. L'Isère en compte le plus (59), devant le Rhône (47) et la Loire (41). Viennent ensuite la Haute-Savoie (25), le Puy-de-Dôme (24), l'Ain (22), l'Ardèche (19), la Drôme (17), la Haute-Loire (15), l'Allier (13), la Savoie (12) et le Cantal (7). Selon l'ARS, 85 % de ces stages se situent en zone d'intervention prioritaire ou en zone d'action complémentaire, deux zonages définis pour leurs difficultés d'accès aux soins.
Les docteurs juniors dépendent des quatre subdivisions universitaires de médecine générale de la région : Lyon, Saint-Étienne, Grenoble et Clermont-Ferrand.
L'objectif affiché : fixer les jeunes médecins
Pour Cécile Courrèges, directrice générale de l'ARS, c'est « une avancée concrète pour améliorer les conditions de formation des jeunes médecins et renforcer l'accès aux soins, notamment dans les territoires les plus fragiles ». L'agence dit vouloir encourager ces futurs médecins « à s'installer durablement dans notre région ». Elle indique aussi que la mobilisation se poursuivra, en prévision d'une hausse du nombre de docteurs juniors lors des prochains semestres.
L'ARS précise que cette année supplémentaire donne aux futurs généralistes une formation identique à celle des autres spécialistes, et qu'elle facilite la transition vers l'exercice professionnel.
Sources
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