
Le Sytral crée une brigade de 200 agents de sécurité pour le réseau TCL d'ici 2032
Le Sytral adopte un plan sécurité à 200 agents et un bouton SOS sur l'appli TCL, sans en préciser encore le coût.
Un bouton SOS dans l'application TCL, une brigade armée de 200 agents à terme, et des policiers transportés gratuitement : le conseil d'administration de Sytral Mobilités a adopté le 30 septembre son plan d'action sécurité pour la période 2026-2032, présenté comme la mesure la plus structurante prise par l'autorité organisatrice des transports lyonnais depuis des années.
La mesure phare est la création d'une Brigade de Sécurité des Transports, un service interne qui patrouillera en uniforme sur l'ensemble du réseau, métros, tramways, bus et navettes fluviales, ainsi que sur les quais et zones de correspondance. Sa formation débutera au premier trimestre 2027, avec un objectif de 120 agents fin 2028 puis 200 à l'horizon 2032, fin du mandat. La question de leur armement reste en négociation : le classement entre armes de catégorie B, les pistolets, et des équipements de catégorie D, non létaux, n'est pas tranché.
Le bouton SOS, lui, permettra aux voyageurs de signaler en temps réel une agression, un vol ou un harcèlement directement au centre de sécurité TCL, pour déclencher une intervention rapide. Autre volet du plan, les policiers et gendarmes résidant administrativement sur le territoire de la Métropole bénéficieront à partir de janvier 2027 d'un abonnement gratuit et illimité sur le réseau, une mesure dont le coût est estimé à 840 000 euros de recettes non perçues par an, pour 7 900 agents concernés selon Lyon Mag.
« La sécurité dans les transports publics est non négociable. Elle est la garantie de la liberté de circuler et de l'égalité d'accès », a déclaré la présidente de Sytral Mobilités, Véronique Sarselli. Le premier vice-président Gilles Gascon affirme que la brigade permettra d'« intensifier considérablement la surveillance et la prévention de la malveillance ».
L'exécutif n'a pas communiqué de chiffrage global du plan, renvoyé à novembre 2026. Interrogée sur ce point lors du conseil, Véronique Sarselli a indiqué ne pas être « en mesure de donner un budget pour plusieurs raisons », selon Lyon Capitale. L'opposition a critiqué le texte sous plusieurs angles : l'écologiste Lucie Vacher y a vu une réponse aux « revendications de l'Alliance », un syndicat policier qu'elle qualifie de tendance d'extrême droite, la socialiste Sandrine Runel a dénoncé l'exclusion des personnels soignants du dispositif de gratuité, et l'ancien président Bruno Bernard a interrogé le calendrier d'autorisation des armes et les lacunes du volet intelligence artificielle du plan.
Les modalités précises d'armement de la brigade et le chiffrage budgétaire définitif doivent être présentés d'ici novembre 2026.


