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Culture

Les Nuits de Fourvière fêtent 80 ans entre livre-mémoire et enjeux de prévention

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureVieux-LyonLyonPhoto by Tuna Ekici on Unsplash

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Quatre-vingts ans sous les étoiles

En 1946, la colline de Fourvière accueillait ses premières représentations estivales. Huit décennies plus tard, les Nuits de Fourvière ont ouvert leur édition anniversaire le 28 mai et la poursuivront jusqu'au 25 juillet 2026, avec plus de 110 spectacles déployés dans les deux théâtres romains et dans onze autres lieux de la métropole — des Subs au Théo Argence de Saint-Priest en passant par Radiant-Bellevue.

Pour marquer l'événement, le festival publie Les Nuits de Fourvière — Au cœur du festival, un ouvrage de 192 pages co-édité avec Les Éditions de la Martinière. Loin du simple album souvenir, le livre propose une immersion dans l'envers du décor : les métiers de l'ombre, les gestes des techniciens, l'enchaînement des disciplines — théâtre, danse, musique, opéra, cirque, magie — qui composent chaque saison depuis l'après-guerre. Vendu 32 euros, il est déjà disponible au guichet des théâtres romains et sur le site du festival, avant sa mise en librairie le 3 juillet.

La programmation 2026 multiplie les rendez-vous emblématiques : chaque samedi, une soirée thématique au Grand Théâtre met à l'honneur un univers musical, des sonorités hexagonales d'Odezenne et Yelle jusqu'à la salsa cubaine de Los Van Van. MC Solaar, Vanessa Paradis, Massive Attack, Jack White ou encore Pulp figurent parmi les têtes d'affiche, traduisant l'ambition d'un festival qui entend rester un carrefour des cultures populaires et exigeantes à la fois.

La coulisse sociale : prévention et petites structures

Parallèlement aux représentations grand public, les Nuits de Fourvière ont organisé la 8e rencontre prévention du spectacle vivant, accueillie aux Célestins. Placée sous le thème « La culture de la prévention dans les petites structures », cette journée professionnelle a réuni employeurs, salariés, experts et représentants institutionnels du secteur.

La matinée, ouverte par une conférence flash, a débouché sur deux tables rondes explorant les difficultés spécifiques aux petites compagnies : manque de ressources humaines dédiées, turn-over des équipes, méconnaissance des obligations réglementaires. L'après-midi, seize ateliers thématiques ont abordé des sujets aussi variés que les violences sexistes et sexuelles, les risques psychosociaux, les addictions, la charge de travail ou les risques climatiques — ce dernier point révélateur des nouvelles préoccupations qui traversent un secteur de plein air directement exposé aux aléas météorologiques.

La conclusion des échanges convergeait vers un même diagnostic : la prévention ne se réduit pas à des outils ou des obligations légales, elle exige avant tout que les équipes puissent se parler et co-construire des solutions adaptées à leurs réalités de terrain. Un message que les Nuits de Fourvière, premier festival lyonnais et l'un des plus importants de France, entendent porter bien au-delà de leur propre structure, à l'heure où le secteur du spectacle vivant traverse une période de tension budgétaire et sociale inédite depuis la crise sanitaire.

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