Passage Lyonnais
Allées et pelouses du jardin des Chartreux à Lyon, avec un pavillon au toit d'ardoise et la ville en arrière-plan
PHILDIC, CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

Société

Lyon ouvre l'ancien internat Favre pour accueillir jusqu'à 130 jeunes qui campaient aux Chartreux

Le CCAS gère le nouveau dispositif, ouvert dans un bâtiment municipal du 4e, pour des jeunes en recours de minorité installés depuis janvier 2025.

Par Rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureCroix-RousseLyon

Pendant près de deux ans, le jardin des Chartreux, sur les pentes du 1er arrondissement, a servi d'abri de fortune à des jeunes migrants dont la minorité n'est pas reconnue. Ce jeudi 15 octobre 2026, la Ville de Lyon a annoncé l'ouverture d'un lieu d'accueil dans l'ancien internat Favre, dans le 4e arrondissement.

Un bâtiment municipal vacant depuis le 1er septembre

Propriété de la Ville, le bâtiment est inoccupé depuis le 1er septembre. Il a été aménagé pour accueillir jusqu'à 130 jeunes en recours de minorité, c'est-à-dire des jeunes qui contestent devant le juge des enfants la décision leur refusant le statut de mineur. L'hébergement est temporaire et court le temps de ce recours. Il est géré par le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Lyon.

Selon la Ville, les jeunes s'étaient installés dans le jardin depuis janvier 2025. Avant l'ouverture, le CCAS a mené un recensement avec les associations et collectifs mobilisés sur le terrain. Sur place, les jeunes seront accompagnés pour ouvrir leurs droits, accéder aux soins, être scolarisés et suivre leur recours juridique.

L'équipe réunit des travailleurs sociaux, des assistants logistique et social, un infirmier et un agent technique. Un dispositif de sécurité est prévu toute la journée, sept jours sur sept. Le site accueille aussi d'autres activités et structures, avec des espaces distincts pour que les usages coexistent. La Ville s'est engagée auprès des riverains à créer un comité de suivi et d'information.

Une compétence qui n'est pas municipale

La Ville répète que l'hébergement de ces jeunes ne relève pas de sa compétence. « Je ne peux tolérer plus longtemps la situation inhumaine dans laquelle se trouvent ces jeunes », déclare le maire, Grégory Doucet. L'adjoint aux Solidarités, Bruno Couturier, remercie « les associations et les citoyens et citoyennes engagés depuis deux ans » à leurs côtés.

La mairie cite deux précédents. En janvier 2024, un partenariat avec le Diocèse avait permis d'héberger 170 jeunes migrants en recours qui occupaient le square Sainte-Marie-Perrin (3e). En janvier 2025, un accord avec Axentia avait mis à l'abri 160 jeunes du square du Béguin (7e), dans un bâtiment privé vacant.

Des inquiétudes ailleurs dans l'agglomération

La Ville tient à rappeler que d'autres urgences persistent. Elle se dit « vivement inquiète » de la menace d'expulsion de près de 300 femmes isolées avec enfants, qui occupent le bâtiment de la place de Milan. Elle s'inquiète aussi de la fermeture annoncée des Stations, soit 102 places d'hébergement d'urgence pour mineurs non accompagnés en recours, sans véritable proposition de relogement à ce jour. La municipalité en appelle aux acteurs publics compétents pour éviter de nouveaux retours à la rue.

Partager

Une erreur dans cet article ? Signalez-la à la rédaction.

Newsletter

L'essentiel de la semaine lyonnaise, chaque dimanche matin.

La sélection des articles publiés cette semaine sur Passage Lyonnais, livrée directement dans votre boîte mail.

  • Gratuit
  • Sans publicité
  • Un envoi par semaine

Vous recevrez un email de confirmation. Désabonnement en un clic depuis le pied de chaque newsletter.

Nous suivre

Suivez l'actualité lyonnaise là où vous êtes déjà.

Chaque article de Passage Lyonnais est annoncé sur nos comptes dès sa mise en ligne.