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OL-Fenerbahçe : derrière le nul d'Istanbul, une qualification à 30 millions d'euros

Par rédaction Passage Lyonnais3 min de lectureDécines-CharpieuZakarie Faibis, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons
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Un but signé Loïs Openda en première période, une égalisation de Mason Greenwood dès le retour des vestiaires : le match aller des barrages de Ligue des champions entre le Fenerbahçe et l'Olympique Lyonnais, mardi 18 août à Istanbul, s'est soldé par un nul (1-1) qui ne dit rien du sort de la qualification. Tout se joue désormais mercredi 26 août, 21 heures, au Groupama Stadium. Un match retour banal en apparence, mais qui pèse bien plus lourd que trois points en championnat.

Après la rencontre, Paulo Fonseca a salué une prestation « courageuse et maîtrisée », selon les propos rapportés par les canaux officiels du club, avant d'appeler au soutien du Groupama Stadium pour aller chercher la qualification. Capitaine du soir, Corentin Tolisso et l'auteur du but, Loïs Openda, ont tenu le même discours au micro d'OLPLAY : tout reste à faire, mais l'espoir est intact. L'OL retrouve là un scénario connu. Battu 2-1 à l'aller par le Sparta Prague début août, le club avait renversé la vapeur au tour précédent devant plus de 55 000 spectateurs, comme nous le racontions le 13 août. Cette fois, l'adversaire change de dimension : demi-finaliste malheureux de la dernière Ligue Europa, le club stambouliote a investi lourdement sur son effectif cet été.

Ce que vaut vraiment une place en Ligue des champions

Derrière l'enjeu sportif, la qualification pèse d'abord sur les comptes. Une place obtenue dans la phase de ligue rapporterait environ 18,6 millions d'euros garantis, auxquels s'ajoutent deux millions par victoire et des recettes de droits télévisés supplémentaires, selon les informations de Foot01. Pour mesurer l'écart, l'Olympique de Marseille, pourtant éliminé avant les barrages la saison passée, a tout de même perçu près de 50 millions d'euros sur l'exercice 2025-2026 grâce à la seule phase de groupes, à la billetterie et aux bonus UEFA cumulés.

L'autre versant du dossier, moins visible, tient à la DNCG, le gendarme financier du football français qui a placé l'OL sous surveillance rapprochée depuis les turbulences de l'ère John Textor. L'homme d'affaires américain, définitivement évincé de la gouvernance du club début 2026 après une tentative avortée de reprendre la main sur Eagle Football, laisse derrière lui une dette consolidée de 232,6 millions d'euros envers le groupe, éteinte lors du changement de contrôle qui a porté Michele Kang à la présidence. Dans ce contexte encore fragile, une clause examinée par la DNCG prévoit qu'en cas d'échec dans la course à la Ligue des champions, le club devrait dégager environ 30 millions d'euros par la vente de joueurs, afin d'éviter de repartir sur un déficit structurel, rapporte Foot01. Autrement dit, ce que Fenerbahçe empêcherait de gagner sur le terrain, l'OL devrait le compenser au marché des transferts.

Un stade sous très haute surveillance

Le dossier n'est pas seulement financier. Les autorités ont classé la rencontre au niveau 4 sur 5 de risque, une décision qui a donné lieu à une réunion de sécurité en préfecture entre les services de l'État et la direction du club, selon Lyon Capitale. Environ 2 220 supporters turcs sont attendus, dont plusieurs centaines de profils considérés comme à risque par les services de renseignement. Ce classement n'a rien d'une précaution excessive au vu des précédents : en avril 2017, la venue de Besiktas en Ligue Europa avait dégénéré en affrontements et mouvements de foule aux abords du stade ; en octobre 2024, un autre déplacement de supporters turcs, toujours pour Besiktas, s'était soldé par des heurts violents entre CRS, supporters turcs et lyonnais.

Le dispositif prévu pour Fenerbahçe s'en inspire directement. Aucune vente de billets ne sera possible le jour du match aux abords du Groupama Stadium, la revente est formellement interdite et le club a mis en place une surveillance des transactions pour repérer les reventes déguisées. Les supporters visiteurs devront d'abord se rendre à Eurexpo, à Chassieu, où un point de rassemblement est organisé à partir de 18 heures avant d'être acheminés vers le stade. Aucune contestation publique de ce dispositif ne s'est exprimée à ce stade du côté des associations de supporters lyonnaises.

La billetterie du match retour, ouverte depuis jeudi aux plus de 26 000 abonnés du club avant une éventuelle mise en vente libre, propose des places à partir de 12 euros sur la plateforme officielle billetterie.ol.fr, pour un stade que le club espère plein.

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