Passage Lyonnais

L'actualité de Lyon et de la métropole

Passerelle en cours de démolition, entre le centre d'échange (à gauche) et la gare SNCF (à droite).

Société

Perrache : les trémies attaquées par le désamiantage, 15 ans de chantier en vue

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lecturePresqu'îleLyonRomainbehar, CC0 — Wikimedia Commons

Partager

Sous le Centre d'échange de Perrache, sept galeries routières encaissent chaque jour 120 000 véhicules. Construites il y a plus de cinquante ans, dans les années 1970, elles n'ont jamais connu de rénovation d'ampleur. À partir du 28 juillet, la Métropole de Lyon lance un chantier destiné à les remettre à neuf, une par une, pour ne pas paralyser d'un coup la traversée de la Presqu'île.

La première concernée, la trémie 1, relie le pont Gallieni aux quais de Saône. Elle sera fermée à la circulation jusqu'à l'été 2027, soit douze à quinze mois de travaux. L'accès aux quais de Saône basculera par la place Carnot, tandis que la traversée initialement assurée par cette trémie se fera via la trémie 2. Le scénario se répétera ensuite pour les six autres ouvrages, T2 à T7, jusqu'au terme d'un chantier que la Métropole évalue à environ quinze ans au total.

Le programme, engagé pour un montant de 17,3 millions d'euros rien que pour les trémies 1 et 2, ne se limite pas à la voirie. Il faut d'abord désamianter 40 000 m² de surfaces, un chantier confiné, mené par des équipes équipées et sous contrôle sanitaire strict, avant de réparer les structures (piédroits, plafonds, dalles), remplacer l'ensemble des réseaux, éclairage, protection incendie, évacuation des eaux, puis refaire chaussées et trottoirs. Le calendrier détaillé prévoit l'installation du chantier jusqu'en septembre, le désamiantage d'octobre à décembre, la reprise des structures de janvier à avril 2027, et la remise en service à l'automne suivant.

Ce tempo interroge. Sur les réseaux, plusieurs habitants et automobilistes ont fait le calcul : douze à quinze mois par trémie pour sept ouvrages devrait plutôt avoisiner quatorze ans que quinze, laissant penser que la Métropole a d'emblée intégré une marge pour d'éventuels retards. D'autres s'inquiètent surtout de l'impact immédiat sur la circulation : les itinéraires de contournement, déjà chargés aux heures de pointe autour de la Presqu'île, devront absorber le report du trafic de la trémie 1, dans un secteur où la géométrie des voiries laisse peu de marge de manœuvre.

Le Centre d'échanges, œuvre de l'architecte René Gagès livrée entre 1970 et 1976, avait été pensé comme un pôle multimodal tout-en-un, gare, métro, gare routière, parking, galerie commerciale, posé sur l'autoroute urbaine. Un demi-siècle plus tard, cette superposition de fonctions complique justement la rénovation : la Métropole évoque elle-même une "coactivité" importante entre entreprises sur un site à la géométrie complexe. La prochaine étape à surveiller sera la fin des travaux de désamiantage, annoncée pour décembre, avant l'ouverture du chantier de réparation des structures.

Partager

Newsletter

L'essentiel de la semaine lyonnaise, chaque dimanche matin.

La sélection des articles publiés cette semaine sur Passage Lyonnais, livrée directement dans votre boîte mail.

  • Gratuit
  • Sans publicité
  • Un envoi par semaine

Vous recevrez un email de confirmation. Désabonnement en un clic depuis le pied de chaque newsletter.