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Vue de la piscine du Rhône (centre nautique Tony Bertrand), depuis le quai Claude Bernard, dans le 7e arrondissement de Lyon.

Sport

Piscines fermées, licenciés en baisse : Lyon Natation Métropole cherche un second souffle avant son centenaire

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureBrotteauxLyonSebleouf, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons

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Fondé en 1928, Lyon Natation Métropole s'apprête à souffler ses cent bougies dans deux ans. Mais le club, qui a porté sept fois les couleurs françaises aux Jeux olympiques entre 1968 et 2012, aborde cette échéance dans une situation plus fragile qu'à l'accoutumée. Dans un dossier de partenariat diffusé en janvier 2026 pour financer ses saisons 2026 à 2028, le club chiffre lui-même le problème : plus de 2 200 licenciés aujourd'hui, contre près de 3 000 avant la crise sanitaire, selon la courbe d'évolution qu'il publie.

Deux fermetures de bassins expliquent une bonne part de cette érosion. Celle de la piscine de Vaise, seize mois durant, a d'abord privé le club d'un site d'entraînement. Puis la piscine Charial, dans le 3e arrondissement, a fermé à son tour pour une rénovation de longue durée engagée par la Ville de Lyon: le club l'évalue à lui seul à une perte d'environ 1 000 licenciés. S'y ajoutent, selon le dossier, le vieillissement général des équipements aquatiques et des « réorganisations territoriales » qui compliquent l'accès aux créneaux.

Le club, qui emploie une vingtaine de salariés en équivalent temps plein pour encadrer une pratique allant de 5 à 89 ans, met en avant sa mission qui dépasse la compétition: apprentissage de la natation, prévention des noyades, inclusion des enfants en situation de handicap. Il cite à l'appui un chiffre régulièrement avancé au Sénat lors des débats budgétaires sur le sport, selon lequel un euro investi dans le sport ferait économiser treize euros à la collectivité. Ce ratio, popularisé notamment par le président du Comité paralympique Alexis Hanquinquant, est toutefois contesté par plusieurs chercheurs: l'OCDE et l'Organisation mondiale de la santé retiennent des estimations bien plus modestes, autour de 1,7 euro économisé par euro investi, et le consultant Patrick Roult parle d'un « mirage » méthodologique qui fragiliserait, selon lui, la crédibilité des politiques sportives plutôt que de les renforcer.

Sur le plan sportif, le club continue pourtant d'aligner des résultats: dix-sept titres de champion de France et quatorze sélections internationales entre 2021 et 2024, avec des nageurs comme Thomas Piron ou Nikita Baez engagés aux Mondiaux de Singapour en 2025, et Dimitri Granjux, finaliste paralympique à Paris en 2024. Plusieurs de ses athlètes de haut niveau mènent en parallèle des études d'ingénieur à l'INSA Lyon ou à l'ECAM.

Reste à savoir combien de partenaires publics et privés répondront à cet appel avant l'échéance du centenaire, en 2028, et si la réouverture progressive des bassins municipaux permettra au club de retrouver ses effectifs d'avant la pandémie.

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