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Trottinettes électriques en libre-service stationnées dans un parc urbain

Sécurité

Saint-Priest lance une campagne tolérance zéro contre les trottinettes électriques dangereuses

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureSaint-PriestKrzysztof Popławski, CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons

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La police municipale passe à l'offensive aux sorties d'écoles

La Ville de Saint-Priest a officiellement déclenché, le 15 juin 2026, une campagne de tolérance zéro contre les comportements dangereux à trottinette électrique. La police municipale, en coordination avec la police nationale, multiplie les contrôles aux abords des écoles, collèges et lycées de la commune, dans une démarche à la fois répressive et pédagogique.

Le dispositif s'accompagne d'une action de sensibilisation directe auprès des familles : un document d'information a été transmis à tous les parents d'élèves de CM2, tandis qu'une version dématérialisée sera diffusée aux collégiens et lycéens via leurs chefs d'établissement.

Des règles méconnues, des sanctions qui font mal

La réglementation des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) est pourtant en vigueur depuis septembre 2023. L'âge minimal de conduite sur la voie publique est fixé à 14 ans, sous peine d'une amende de 135 euros pour la famille. La vitesse est plafonnée à 25 km/h : tout dépassement expose à 135 euros d'amende, et si l'engin a été débridé, la sanction peut grimper à 1 500 euros. L'assurance en responsabilité civile EDPM est obligatoire — son absence est passible de 3 750 euros d'amende et de la mise en fourrière de l'engin. Circuler à deux, sur le trottoir ou avec des écouteurs entraîne systématiquement une contravention de 135 euros.

Les chiffres sont éloquents : selon la Ville, 59 % des utilisateurs impliqués dans un accident circulaient sans assurance, et la tête est touchée dans 40 % des accidents graves, alors que le port du casque reste facultatif.

Une urgence nationale qui se traduit localement

Le contexte national donne la mesure de l'enjeu. En 2025, 80 personnes ont perdu la vie à bord d'une trottinette électrique en France, soit une hausse de 33 % par rapport à 2024, selon les données de la Sécurité routière. Plus de 1 100 blessés graves ont été recensés la même année. Dans la Métropole de Lyon, trois morts liés à des trottinettes ont été enregistrés en 2025 ; la police municipale lyonnaise avait, quant à elle, délivré 271 contraventions à des usagers d'EDPM cette même année, dont une majorité pour circulation sur trottoir.

Efficacité de la répression en question

Si la démarche saint-priestoise recueille un large consensus parmi les riverains excédés par les comportements risqués, certains acteurs de la mobilité douce soulignent que la répression seule ne suffit pas. L'absence d'infrastructures cyclables sécurisées pousse parfois les usagers — notamment les plus jeunes — à se replier sur les trottoirs faute de pistes adaptées. À Lyon, l'opérateur Dott a récemment renouvelé sa flotte avec des capteurs capables de détecter la présence de deux personnes sur un même engin, une piste technique que les communes propriétaires de voirie pourraient davantage encourager.

À Saint-Priest, la campagne se poursuivra tout au long de l'été, période traditionnellement accidentogène pour les deux-roues légers.

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