Tagliafico, l'OL en finale de la Coupe du monde pour la deuxième fois
Il portait déjà le numéro 3 en 2022 quand l'Argentine avait soulevé le trophée à Doha, aux tirs au but, face à la France. Nicolás Tagliafico, latéral gauche de l'Olympique lyonnais depuis 2022, disputera dimanche à 21 heures sa deuxième finale de Coupe du monde consécutive, cette fois face à l'Espagne, au MetLife Stadium de New York.
La qualification s'est jouée dans la douleur, mercredi soir à Atlanta. Menée 1-0 après un but d'Anthony Gordon à la 55e minute, l'Argentine a renversé l'Angleterre dans le sprint final grâce à des buts d'Enzo Fernández (85e) et de Lautaro Martínez, à la 92e minute. Un scénario à suspense qui a offert à la Albiceleste sa deuxième finale mondiale d'affilée, du jamais-vu pour le pays depuis les campagnes de 1986 et 1990.
En face, l'Espagne, tenante d'un titre continental récent, a disposé de la France 2-0 pour valider son billet. La finale de dimanche opposera donc deux nations parmi les plus titrées du football européen et sud-américain, dans un format élargi à 48 équipes, une première pour cette Coupe du monde organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Pour l'OL, l'enjeu est aussi sportif que symbolique. Arrivé de l'Ajax Amsterdam pour 4,2 millions d'euros à l'été 2022, Tagliafico, 33 ans, cumule plus de 60 sélections avec l'Argentine et s'impose comme l'un des rares joueurs de Ligue 1 encore en lice à ce stade de la compétition. Sa présence en finale rejaillit sur l'image du club rhodanien, qui traverse par ailleurs une période institutionnelle mouvementée, entre incertitudes économiques et surveillance de la DNCG.
Cette échéance intervient aussi alors que l'OL prépare sa reprise de la saison de Ligue 1, avec un groupe encore en construction. La disponibilité de Tagliafico pour les premiers matches officiels du club dépendra directement de l'issue de cette finale et du temps de récupération accordé aux internationaux, une question que le staff lyonnais devra trancher dans les prochains jours.
Aucune contestation ni polémique n'entoure à ce stade la tenue de cette finale, strictement sportive. Reste à savoir si l'Argentine parviendra à conserver son titre face à une sélection espagnole solide, portée par sa victoire nette en demi-finale contre les Bleus.