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Vaulx-en-Velin commémorera sa Libération le 2 septembre, veille de celle de Lyon

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureVaulx-en-VelinCamster, CC BY-SA 3.0 — Wikimedia Commons
ÉvénementSquare Danielle Casanova, rue Joseph Blein, Vaulx-en-VelinVoir l'agenda →

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Le 2 septembre 1944, Vaulx-en-Velin retrouvait sa liberté, un jour avant Lyon. Quatre-vingt-deux ans plus tard, la ville s'apprête à commémorer cet épisode par une cérémonie prévue le mercredi 2 septembre 2026 à 18 heures, square Danielle Casanova, rue Joseph Blein, face à la mairie annexe.

L'événement est organisé par la municipalité en lien avec deux associations d'anciens combattants, l'Union française des anciens combattants (UFAC) et l'Association nationale des anciens combattants et ami-e-s de la Résistance (ANACR). Le Chœur du Souvenir de l'Association musicale de Vaulx-en-Velin ainsi que l'école Anton Makarenko participeront à la cérémonie, selon le programme diffusé par la Ville.

Derrière la date figure un épisode précis des combats de la Libération dans l'agglomération lyonnaise. Le 31 août 1944, des résistants du bataillon Henri Barbusse affrontent environ deux mille soldats allemands à Pusignan, dans un accrochage qui coûte la vie à trente et un combattants, dont trois habitants de Vaulx-en-Velin : Stanislas Bozi, Marius Pied et René Trousselle. Les combats se poursuivent ensuite à Vénissieux puis à Vaulx-en-Velin, avant que les maquisards ne se replient vers Marcy-l'Étoile, où se constitue formellement le bataillon FTPF Henri Barbusse. Deux jours plus tard, la commune est libérée, quelques heures avant Lyon, le 3 septembre.

Cette proximité de calendrier explique pourquoi les commémorations vaudaises restent, pour les associations de mémoire, distinctes de celles organisées côté lyonnais, où la libération de la ville centre mobilise davantage l'attention médiatique. À Vaulx-en-Velin, la cérémonie du square Danielle Casanova s'inscrit dans un travail de mémoire locale plus large, porté depuis plusieurs années par la municipalité à travers des initiatives comme les « Chemins vaudais de la Mémoire », organisées en mai à l'occasion de la Journée nationale de la Résistance.

Aucune polémique ni contestation n'entoure ce type de cérémonie, qui relève d'un rituel républicain bien installé. Reste que la participation d'une classe d'élèves de l'école Anton Makarenko illustre une volonté affichée par la Ville de transmettre cette histoire aux générations qui n'ont plus de lien direct avec les témoins de l'époque, à mesure que les derniers acteurs directs des combats de 1944 disparaissent. La cérémonie de septembre sera l'occasion de vérifier si cette transmission intergénérationnelle continue de mobiliser, dans une commune où l'histoire de la Résistance locale reste peu connue au-delà du cercle des associations d'anciens combattants.

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