
À Vénissieux, 38 platanes malades du chancre coloré abattus en 2026
Treize platanes sont concernés par la seconde série d'abattages : six ont été coupés en octobre, sept le seront début décembre boulevard Laurent-Gérin.
Le 22 et le 23 octobre, six platanes du boulevard Laurent-Gérin ont été abattus à Vénissieux. Ils font partie de la deuxième série d'abattages liés au chancre coloré, une maladie du platane que la Ville décrit comme incurable et contagieuse.
Un champignon sans traitement
Le chancre coloré, ou Ceratocystis platani, est causé par un champignon qui provoque le dépérissement irréversible des arbres touchés. Selon la Ville, ils ne peuvent pas être soignés. Une réglementation nationale impose donc d'abattre les platanes situés dans un rayon de 35 mètres autour d'un arbre contaminé, afin d'éviter la contagion. La Ville parle d'« une obligation sanitaire » et non d'un choix. Les travaux sont confiés à des entreprises spécialisées, qui suivent un protocole sanitaire strict.
38 arbres, trois voies
Au total, 38 platanes sont concernés en 2026, sur les boulevards Laurent-Gérin et Marcel-Sembat et sur la rue Joannes-Vallet.
La première campagne a commencé en février 2026. Elle a abouti à l'abattage de 25 platanes :
- boulevard Laurent-Gérin : 8 arbres de la Métropole et 4 de la Ville ;
- boulevard Marcel-Sembat : 6 arbres de la Métropole ;
- rue Joannes-Vallet : 7 arbres de la Métropole.
La seconde série, en octobre et en décembre, touche 13 platanes, tous boulevard Laurent-Gérin. Six, propriété de la Métropole, sont déjà tombés. Les sept autres, qui appartiennent à la Ville, seront abattus la première semaine des vacances scolaires de décembre 2026.
Qui décide, qui replante
La Métropole de Lyon possède la majorité des arbres concernés à Vénissieux. C'est donc elle qui procède aux abattages, en application d'un arrêté ministériel de janvier 2025.
La Ville annonce des replantations dès décembre 2026, avec des essences non sensibles au chancre coloré. Ce ne seront pas des platanes : il est interdit d'en replanter dans la zone infectée pendant au moins dix ans.
La Ville ne précise pas, dans sa publication du 4 novembre, quelles essences seront choisies.
Sources
Ville de Vénissieux
Abattage d’arbres
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