
VetAgro Sup réussit une allogreffe osseuse sur le lion Yembé, une première décrite chez cette espèce
Après près de trois ans de suivi, le lion Yembé, mandibule consolidée, mange à nouveau des os entiers grâce à une greffe d'un congénère.
Un lion qui remange des os entiers : c'est le signe que l'équipe de VetAgro Sup attendait pour juger son pari réussi. Depuis près de trois ans, trois vétérinaires de l'école, Thibaut Cachon, Charles de Chaisemartin et Morgane Gavet, suivent Yembé, un lion recueilli par La Terre de Tonga à l'Espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine (Loire).
Une mâchoire fracturée sans choc
L'animal souffrait d'une affection de la mandibule complexe. Selon VetAgro Sup, de nombreux kystes dentigères, des poches liquidiennes qui se forment autour de dents restées incluses dans l'os, avaient fragilisé sa mâchoire jusqu'à provoquer une fracture spontanée.
Pour aider l'os à se reconstruire et garantir une cicatrisation durable, les chirurgiens ont eu recours à une allogreffe, c'est-à-dire une greffe de tissu osseux prélevé sur un autre individu de la même espèce, ici un lion donneur. VetAgro Sup et l'Université de Lyon, qui relaie l'information le 13 octobre 2026, précisent qu'il s'agit de la première allogreffe osseuse décrite chez le lion.
Résultat : une mandibule consolidée
D'après l'école vétérinaire, dont l'article est daté du 7 octobre 2026, le scanner de contrôle confirme la consolidation de la mandibule. Yembé s'alimente de nouveau normalement et peut à nouveau croquer des os entiers, ce qui compte pour un grand félin.
Des retombées pour le chien et le cheval
Le cas a aussi une suite pratique. La collaboration avec l'entreprise OST Laboratoires a débouché sur de nouvelles solutions de greffe et de comblement osseux. VetAgro Sup indique les utiliser déjà dans ses cliniques, chez le chien et le cheval. Une piste de recherche est en cours sur les fistules oro-sinusales du cheval, des communications anormales entre la bouche et les sinus.
Ce que les sources ne disent pas
Les textes publiés ne donnent ni la date de l'intervention, ni le nombre d'opérations, ni la durée de l'anesthésie, ni les détails du prélèvement sur le donneur. Il s'agit par ailleurs d'une communication de l'établissement lui-même : nous n'avons pas trouvé, à ce stade, de publication scientifique ou d'avis extérieur permettant de confirmer le caractère inédit de l'intervention, formulé par VetAgro Sup avec la mention « décrite ».
Sources
ComUE Université de Lyon
Première mondiale en chirurgie osseuse
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