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a rack of clothes and shoes in a store
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Environnement

Vêtements : un « coût environnemental » désormais affiché, l'ALEC lyonnaise invite à regarder au-delà du prix

Un T-shirt d'ultra fast-fashion peut peser trois fois plus lourd pour l'environnement qu'un modèle en coton bio, selon le nouvel affichage officiel.

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lecture

Un T-shirt en polyester d'une marque d'ultra fast-fashion fabriqué en Asie peut afficher un coût environnemental trois fois supérieur à celui d'un T-shirt en coton bio produit en France : 1 005 points contre 384, selon les exemples donnés par le ministère de la Transition écologique. C'est ce que révèle le nouvel affichage environnemental des vêtements, que l'Agence locale de l'énergie et du climat (ALEC) de la Métropole de Lyon a détaillé le 14 septembre dans une note destinée aux particuliers.

Déployé progressivement depuis octobre 2025, ce système calcule un score en « points d'impact » à partir de plusieurs critères : émissions de gaz à effet de serre, consommation d'eau, atteintes à la biodiversité, pollutions et durabilité du produit. La méthode française, construite avec l'outil Ecobalyse porté par les pouvoirs publics, intègre aussi la libération de microfibres lors du lavage et les pratiques des marques en matière de réparation. En juin 2026, près de 100 marques et environ 40 000 produits étaient déjà référencés sur le portail officiel Ecobalyse, où l'impact peut être consulté par vêtement ou rapporté à 100 grammes pour faciliter les comparaisons.

Cet affichage volontaire s'accompagne désormais d'un levier plus contraignant. Depuis le 1er septembre 2026, un malus financier s'applique aux articles vendus par les enseignes classées en « ultra fast-fashion », au premier rang desquelles Shein et Temu, dont le catalogue dépasse le million de références annuelles. L'éco-contribution grimpe jusqu'à 12 euros par article cette année, et atteindra 20 euros en 2030, plafonnée à 50 % du prix hors taxes : 2 euros de pénalité pour un T-shirt sous le seuil fixé, 9 euros pour un jean, 12 pour une veste. Les enseignes de fast-fashion plus classiques, comme H&M, Zara ou Kiabi, ne sont pas concernées par ce dispositif, ce que l'association Les Amis de la Terre a jugé insuffisant, qualifiant le résultat de la loi de « mitigé » au regard de l'ampleur de la surproduction textile qu'elle entendait combattre.

L'ALEC, de son côté, rappelle que l'étiquette ne remplace pas les gestes de base : acheter moins, choisir des pièces durables, les entretenir, les réparer et privilégier la seconde main. À Lyon, plusieurs friperies et ressourceries, dont les Bric à Brac du Foyer Notre-Dame des Sans-Abri, proposent déjà cette alternative. Le portail officiel affichage-environnemental.ecobalyse.beta.gouv.fr permet de consulter, produit par produit, ce score avant l'achat.

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