
Villeurbanne : une cellule de prison mobile installée au Tonkin pour alerter les jeunes sur le narcotrafic
Mercredi 14 octobre, un ancien détenu de 22 ans de prison a fait visiter sa cellule mobile aux habitants, pour dissuader les jeunes d'entrer dans le trafic.
Une remorque stationnée sur l'esplanade de l'Europe-Jean-Monnet, dans le quartier du Tonkin, a abrité mercredi 14 octobre une cellule de prison reconstituée. La Ville de Villeurbanne l'a accueillie dans le cadre de son programme de prévention de l'entrée des jeunes dans le trafic de stupéfiants.
Un ancien détenu aux commandes
La remorque est celle de Yannick Deslandes, qui a passé 22 ans en détention pour des affaires liées au narcotrafic. Avec son association Mur'Mures, il parcourt la France pour sensibiliser le public, en particulier les plus jeunes, aux dangers des réseaux criminels. Il s'appuie sur des témoignages et des ateliers pour confronter son auditoire à une réalité de la prison que la Ville décrit comme méconnue, parfois idéalisée.
Quelques minutes d'enfermement
À l'intérieur, la cellule mobile reconstitue les conditions de détention. Les participants y passent quelques minutes et éprouvent le manque d'intimité, la promiscuité et le bruit permanent. Selon Viva, le magazine municipal, cette immersion « déroutante » sollicite les sens et les émotions, puis débouche sur une discussion.
L'objectif affiché est de déconstruire les idées reçues et de lutter contre la banalisation de la prison. En montrant concrètement ce que signifie être privé de liberté, l'expérience vise à faire mesurer les conséquences de ses choix et les risques de l'engrenage du narcotrafic. Petits et grands ont pu entrer dans la cellule.
Sources
Ville de Villeurbanne
Une cellule contre le narcotrafic
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