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Théâtre des Célestins, à Lyon

Culture

Avignon, vitrine anticipée de la saison des Célestins

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lecturePresqu'îleLyonDominique Dormet, Public domain — Wikimedia Commons
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Chaque été, le Festival d'Avignon fonctionne un peu comme une salle d'essayage géante pour les théâtres de province. Cette année, les Célestins n'ont pas caché leur jeu : sur leur site, l'établissement de la place des Célestins revendique six spectacles de sa saison 2026-2027 déjà « salués par la critique » à Avignon, avant même leur arrivée à Lyon.

Parmi eux, Molière et ses masques, de Simon Falguières, joué au Festival Off au Théâtre du Train Bleu jusqu'au 23 juillet : une traversée en une heure vingt-cinq de la vie et de la mort de Jean-Baptiste Poquelin, mêlant farce, fable politique et jeu de masques avec six interprètes changeant rapidement de rôle. Le spectacle rejoindra la Grande salle des Célestins du 18 au 20 septembre.

Plus attendu encore, Bunker, coécrit par la metteuse en scène Marion Siéfert et le cinéaste Matthieu Bareyre, a créé sa première le 19 juillet à la FabricA, dans le cadre du Festival In. La pièce imagine une France à plus 5°C, où le patron d'un groupe pétrochimier se retranche dans un bunker de luxe avec sa fille devenue mutique. Le duo a préparé cette création lors d'une résidence artistique dans deux services de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans le cadre du programme Culture-Santé porté par le Festival d'Automne à Paris. La pièce sera à l'affiche des Célestins du 26 au 30 janvier 2027.

Quatre autres titres complètent cette sélection lyonnaise venue d'Avignon : Thésée, sa vie nouvelle, d'après Camille de Toledo, mis en scène par Guy Cassiers et Valérie Dréville (18-22 novembre 2026) ; Rumba, d'Ascanio Celestini et David Murgia (5-16 janvier 2027, salle de la Célestine) ; Bâtir, de Salim Djaferi (9-12 mars 2027, hors les murs) ; et Quand on dort on n'a pas faim, d'Anthony Martine (16-17 novembre 2026, hors les murs).

Cette stratégie de communication n'est pas propre aux Célestins : nombre de théâtres subventionnés s'appuient sur la caisse de résonance avignonnaise, où se pressent chaque année plusieurs milliers de professionnels et journalistes, pour légitimer leur programmation avant l'ouverture de la billetterie lyonnaise. Le Festival d'Avignon fête cette année sa 80e édition, dirigée pour la quatrième fois consécutive par Tiago Rodrigues, avec une programmation marquée par une majorité de metteuses en scène, une première dans l'histoire de la manifestation, selon les organisateurs. Il se poursuit jusqu'au 26 juillet.

Reste à savoir comment ces créations, forgées sous les projecteurs avignonnais, résonneront une fois transposées dans les salles lyonnaises, loin de l'effervescence estivale du Off et du In.

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