Bron : 66 millions d'euros pour rénover 536 logements sociaux du quartier Parilly
Lyon Métropole Habitat (LMH) a lancé la réhabilitation des bâtiments UC3 et UC4 du quartier Parilly, à Bron, un chantier évalué à 66 millions d'euros. L'opération concerne 536 logements construits dans les années 1950, dont l'étiquette énergétique doit passer de E à B, selon l'annonce du bailleur social sur son compte officiel.
Le projet, porté avec le soutien de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), de la Métropole de Lyon, d'Action Logement et de la Caisse des dépôts, prévoit l'installation de panneaux photovoltaïques en toiture, le remplacement des systèmes de ventilation mécanique et la mise en place de récupérateurs de chaleur sur les eaux grises des douches pour préchauffer l'eau chaude sanitaire. Une partie des appartements sera également restructurée : 105 logements seront transformés en 54 unités plus spacieuses, afin de diversifier l'offre du parc social local.
Selon les informations recueillies auprès des professionnels du secteur du bâtiment, les travaux doivent débuter en octobre et s'achever fin 2028 pour le bâtiment UC3. Une phase de relogement temporaire des locataires concernés par la restructuration des logements est prévue, un point sensible pour les ménages installés de longue date dans ce quartier populaire de l'agglomération lyonnaise.
Ce chantier s'inscrit dans le programme de renouvellement urbain plus large du secteur Bron-Parilly, engagé depuis plusieurs années par la Métropole de Lyon, qui vise à désenclaver et requalifier ce grand ensemble d'après-guerre situé à la frontière de Lyon et Bron. Les opérations de rénovation énergétique de ce type figurent parmi les priorités affichées de LMH, qui présente son mix énergétique et ses objectifs de performance dans son dernier rapport d'activité.
Si le bailleur social met en avant l'amélioration du confort thermique et la valorisation du quartier, ce genre de chantier de grande ampleur suscite traditionnellement des interrogations chez les locataires quant à la durée des travaux, aux nuisances de chantier sur plusieurs années et aux conditions de relogement pour les familles dont le logement doit être restructuré. Aucune association de locataires ne s'est pour l'instant exprimée publiquement sur cette opération spécifique, mais la question du maintien du niveau des loyers après rénovation reste un enjeu récurrent dans ce type de programme, comme cela a pu être documenté sur d'autres chantiers Anru en France.