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Canicule dans les écoles du Rhône : les syndicats dénoncent un pilotage défaillant

Par rédaction Passage Lyonnais2 min de lecturePhoto by Quilia on Unsplash

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Des classes à 38 °C, des décisions au cas par cas

Depuis plus de deux semaines, la vague de chaleur qui s'abat sur le département du Rhône met à rude épreuve établissements scolaires et personnels. Le thermomètre a atteint 38,7 °C à Lyon-Bron le 22 juin 2026, effaçant le précédent record mensuel de juin, avant de grimper à 38,9 °C le lendemain. Dans ce contexte, syndicats et enseignants dénoncent une gestion improvisée et un manque d'anticipation criant de la part de l'institution.

Lors du Conseil Départemental de l'Éducation Nationale (CDEN) réuni le 25 juin, la FSU-SNUipp 69 a dressé un constat sévère : absence de consigne générale, décisions renvoyées au seul niveau local, et conditions de travail jugées indignes pour les personnels les plus vulnérables. De son côté, le SNES-FSU de Lyon pointe "une incapacité institutionnelle à anticiper des épisodes climatiques désormais récurrents", relevant que toutes les décisions ont été "renvoyées au niveau local, au nom de l'autonomie des chef·fes d'établissement".

Fermetures partielles en ordre dispersé

Sur le terrain, chaque établissement a dû bricoler sa propre solution. Plusieurs collèges du département ont revu leurs horaires dans l'urgence : fin des cours à 14h30 au collège de la Tourette à Lyon, cours uniquement le matin à partir du 22 juin au collège Barbusse à Vaulx-en-Velin, plus d'enseignements l'après-midi au collège les Iris de Villeurbanne, ou encore absences autorisées l'après-midi au collège Ampère à Lyon. Le SNES-FSU a cependant obtenu du DASEN que des fermetures totales ou partielles puissent être validées lorsque les conditions l'exigent.

La Ville de Lyon a de son côté indiqué avoir déployé des brasseurs d'air, ventilateurs et brumisateurs, avec plus de 40 % des salles de classe équipées, et mis en place des repas froids depuis le 22 juin dans les cantines municipales. La Métropole de Lyon a également annoncé l'équipement de ses collèges en brasseurs d'air. Des mesures que les syndicats jugent néanmoins insuffisantes et surtout réactives.

Des revendications structurelles

Au-delà de la gestion immédiate, les syndicats portent des exigences de fond. À court terme, la FSU-SNUipp 69 appelle les personnels vulnérables à ne pas se mettre en danger et à recourir aux dispositifs existants. À moyen terme, SNES-FSU et FSU-SNUipp réclament un cadre académique et départemental contraignant sur les horaires et l'organisation en période de forte chaleur.

À long terme, le SNES-FSU revendique un grand plan national pour la rénovation du bâti scolaire, chiffré à 4 à 5 milliards d'euros par an pendant dix ans, soit, selon le syndicat, l'équivalent de 2 % des aides publiques aux grandes entreprises en 2023. La réponse de la rectrice lors de la réunion de crise -- résumée par la FSU-SNUipp en une formule cinglante : "cette vague de chaleur va se terminer !" -- n'a visiblement pas convaincu les organisations syndicales que l'institution avait tiré les leçons des épisodes caniculaires passés.

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