Cinq chercheurs de Lyon 1 propulsés dans l'élite scientifique française
Par arrêté ministériel du 23 avril 2026, cinq enseignants-chercheurs de Lyon 1 Université Claude Bernard ont été nommés membres de l'Institut Universitaire de France (IUF), pour une prise d'effet au 1er octobre prochain et pour une durée de cinq ans. Trois d'entre eux accèdent au rang de membre Senior, deux au rang de membre Junior, dans des disciplines aussi éloignées que la cardiologie, les sciences de la Terre, les nanomatériaux ou encore l'urbanisme climatique.
Un label national très sélectif
Fondé en 1991, l'IUF vise à promouvoir la recherche universitaire d'excellence et à stimuler l'interdisciplinarité. Chaque année, environ 200 enseignants-chercheurs sont distingués à l'échelle nationale par un jury indépendant, sur la base de leurs travaux et de leur projet de recherche. Les lauréats bénéficient d'une réduction des deux tiers de leurs obligations d'enseignement et de crédits de recherche spécifiques, tout en restant dans leur établissement. La liste complète de la promotion 2026 a été publiée au Bulletin officiel le 21 mai 2026. À titre de comparaison, Sorbonne Université revendique 12 nouvelles nominations et l'Université Paris Cité 11 : les cinq lauréats de Lyon 1 la placent parmi les universités régionales les mieux représentées de la promotion.
Cinq profils, cinq horizons scientifiques
Parmi les membres Seniors, Philippe Chevalier, de l'Institut NeuroMyogène (INMG-PGNM, CNRS/INSERM), travaille sur les arythmies cardiaques et la mort subite, avec pour horizon une cardiologie personnalisée reposant sur l'IRM 4D, le PET-Scan et les analyses génomiques. Catherine Journet-Gautier, du Laboratoire des Multimatériaux et Interfaces (LMI, CNRS), explore le nitrure de bore hexagonal (hBN), un matériau bidimensionnel aux propriétés électroniques et optiques remarquables, porteur de promesses pour les technologies quantiques. Christophe Lécuyer, du Laboratoire de Géologie de Lyon (LGL-TPE, CNRS/ENS de Lyon), reconstitue les paléoclimats et cycles biogéochimiques à partir des signatures isotopiques de fossiles, coquilles et sédiments.
Côté Juniors, Erwin Dehouck, également rattaché au LGL-TPE, sonde l'habitabilité passée de Mars : membre de plusieurs équipes instrumentales de la NASA et de l'ESA, il exploite les données des rovers Curiosity et Perseverance, en attendant la future mission ExoMars/Rosalind Franklin, dont le lancement vers la planète rouge est prévu en 2028. Lucie Merlier, du Centre d'Énergétique et de Thermique de Lyon (CETHIL, CNRS/INSA Lyon), combine simulations numériques et approches en sciences humaines et de la vie pour repenser la conception des villes face aux vagues de chaleur, un enjeu urbain croissant.
Une dynamique de recherche collective
Lyon 1 met en avant le caractère collectif de ces distinctions, qui récompensent autant des chercheurs individuels que les laboratoires pluripartenaires dans lesquels ils évoluent. Ces nominations s'inscrivent dans la stratégie de l'établissement pour renforcer son attractivité internationale et consolider sa position dans les classements mondiaux, où il figure régulièrement parmi les cent premières universités en sciences de la vie.
Sources
Université Lyon 1 (UCBL)
Cinq enseignants-chercheurs de Lyon 1 Université nommés membres de l'IUFUniversité Lyon 1 (UCBL)
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