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Vue nord-est du crématorium du nouveau cimetière de la Guillotière. Son architecte est Etienne Curny.
Nouill, CC BY-SA 3.0 , Wikimedia Commons

Société

Le crématorium de la Guillotière retrouve son dôme après plus d'un siècle d'usure

Après plus d'un siècle d'usure, le crématorium historique de la Guillotière a retrouvé son dôme d'origine grâce à une restauration majeure de dix-huit mois.

Par Rédaction Passage Lyonnais2 min de lectureGuillotièreLyon

Seize mille ardoises reposées une à une, un lanternon restauré, un paratonnerre neuf : le dôme du crématorium de la Guillotière a retrouvé son allure d'origine, plus d'un siècle après sa construction. La Ville de Lyon et la SPL Le Service funéraire ont annoncé le 9 juillet l'achèvement de la première phase de restauration de cet édifice, l'un des trois crématoriums historiques encore en activité en France avec ceux de Père-Lachaise et de Rouen.

Bâti en 1913 sous l'impulsion d'Édouard Herriot, alors jeune maire de Lyon et membre de la société de crémation parisienne, l'établissement a accueilli sa première incinération le 20 novembre de la même année. Il fut le quatrième crématorium mis en service en France, après Paris (1889), Rouen (1899) et Reims (1902). Plus d'un siècle plus tard, les diagnostics menés en 2024 ont révélé un vieillissement avancé de la charpente, des façades et du dôme, rendant les travaux inévitables.

Le chantier, mené pendant plus de dix-huit mois, a porté sur la reprise complète de la charpente, le remplacement d'environ 13 000 à 16 000 ardoises selon les estimations, la restauration du lanternon et la réfection des pierres de taille et des évacuations pluviales. Il s'inscrit dans un programme global de modernisation évalué à environ 6 millions d'euros pour l'ensemble du site funéraire, incluant une enveloppe de 450 000 euros pour la rénovation des fours crématoires et l'installation d'un four à reliquaire destiné à limiter l'usure des appareils classiques.

« En rénovant ce crématorium, nous avons restauré un patrimoine, sécurisé un bâtiment, modernisé un équipement. Mais nous avons surtout réaffirmé une promesse : celle d'une ville qui accompagne chacune et chacun jusqu'au bout », a déclaré Grégory Doucet, maire de Lyon, lors de l'inauguration de cette étape.

La deuxième phase, qui doit démarrer entre mars et avril 2027 pour s'achever à l'automne, s'attaquera à l'intérieur du bâtiment : rénovation de la salle de cérémonie Édouard Herriot, du mobilier, de l'acoustique, et ajout d'un dispositif de projection d'images sur le dôme pour les familles. Un parking accessible aux personnes à mobilité réduite et la végétalisation des abords sont également prévus, pour un coût prévisionnel de 600 000 euros supplémentaires.

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