Métropole de Lyon : l'opposition écologiste et de gauche fixe son cap face à Véronique Sarselli
Relégués dans l'opposition après les dernières élections, les partis de gauche ont clairement exprimé leurs inquiétudes lors du premier conseil métropolitain présidé par Véronique Sarselli, tenu mercredi 22 avril à l'Hôtel de la Métropole de Lyon (3e arr.).
Des critiques acérées sur les priorités
Fanny Dubot, élue écologiste de la circonscription Lyon-Sud-Est, a ouvert le feu en questionnant les priorités de la nouvelle présidente, notamment la création d'une police métropolitaine et l'abandon du TEOL (Tram Express de l'Ouest Lyonnais). « Où sont les réponses concrètes aux urgences sociales, climatiques et du quotidien ? », a-t-elle demandé.
Renaud Payre, co-président du groupe Les Ecologistes et ancien vice-président de la Métropole en charge du Logement, a été plus direct encore en caractérisant les objectifs du mandat par trois mots : « le flou, l'illusion et la confusion ». Il a notamment pointé du doigt « la confusion de rôles entre la Métropole, les communes et l'Etat », estimant qu'elle « affaiblit l'efficacité publique ».
Le Métro E au cœur des débats
Le projet du Métro E cristallise les tensions. Selon Renaud Payre, ce projet présente « de très nombreuses incertitudes : incertitudes techniques sur la sortie du tunnelier, incertitudes environnementales sur l'impact de ce projet, incertitudes financières ». L'écologiste reproche à la majorité d'abandonner le tram express de l'Ouest au profit d'un métro qui ne bénéficierait qu'à « 67 000 voyageurs et voyageuses par jour et 5 nouvelles stations ».
Il souligne que cette orientation pénaliserait d'autres secteurs : « Avec le développement du métro E, il n'y aurait plus de projets de lignes de tramways à l'Est de notre Métropole ou sur le plateau Nord. »
Une opposition « responsable » mais « exigeante »
Malgré ces critiques sévères, les écologistes affirment incarner « une opposition claire mais exigeante ». Ils s'engagent à « défendre le logement accessible, les solidarités, les transports pour tous et la justice sociale et climatique ».
De son côté, Renaud Payre reconnaît la difficulté du changement de rôle : « C'est dur. Quand vous avez agi pendant 6 ans, quand vous avez porté des dossiers sur le logement, sur la politique de la ville, c'est dur de prendre un nouveau rôle ». Cependant, il insiste sur le fait que « des centaines de milliers de Grands Lyonnais attendent beaucoup de cette opposition ».
Les Socialistes ont également prévenu qu'ils seraient « particulièrement attentifs aux choix et aux orientations » de la majorité, notamment concernant le logement, la solidarité, la culture et les politiques jeunesses.
Sources
Bruno Bernard (VP Métropole)
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